Publié le 27 novembre 2025 18h39. Le chanteur croate Marko Perković Thompson, figure controversée du nationalisme, ne donnera finalement qu’un seul concert à Zagreb le 27 décembre, après l’annulation d’un second spectacle par les autorités municipales, ravivant les tensions avec le maire de gauche.
- Le concert de Thompson, prévu à l’Arena Hall de Zagreb le 27 décembre, a été réduit à une seule représentation.
- Cette décision intervient après un méga-concert de Thompson en juillet qui avait suscité des inquiétudes quant à une résurgence du nationalisme en Croatie.
- Thompson a publiquement sommé le maire de Zagreb de revenir sur son interdiction, menaçant de prendre des « mesures beaucoup plus radicales ».
La décision de limiter le nombre de concerts de Marko Perković Thompson à Zagreb, le 27 décembre, marque une nouvelle étape dans le conflit ouvert entre l’artiste et Tomislav Tomasevic, le maire de la capitale croate. Thompson, dont le surnom est une référence à une mitrailleuse et dont les chansons sont souvent perçues comme glorifiant le nationalisme croate, avait initialement prévu deux dates à l’Arena Hall.
Cette querelle fait suite à un concert de grande ampleur donné par Thompson en juillet dernier, qui avait rassemblé un public record en Croatie. Cet événement avait alors soulevé des inquiétudes quant à une possible résurgence des sentiments nationalistes d’extrême droite dans le pays, et des craintes que le parti au pouvoir ne cherche à en tirer profit politiquement. Le concert de juillet avait été perçu par certains comme un test de la popularité de ces idées.
La tension est montée d’un cran mardi lorsque Thompson a publié une vidéo sur Facebook dans laquelle il s’adressait directement au maire Tomasevic. Il l’a exhorté à « reprendre ses esprits » et a lancé un avertissement inquiétant :
« Si vous ne levez pas l’interdiction de mon deuxième concert, je prendrai des mesures beaucoup plus radicales. »
Marko Perković Thompson, via Facebook
L’annulation du second concert s’inscrit dans un contexte de débat croissant en Croatie sur la gestion de l’héritage de la guerre d’indépendance des années 1990 et la montée des discours nationalistes. Des observateurs s’inquiètent d’une instrumentalisation politique de ces questions.