Publié le 15 décembre 2025 à 16h56. Des négociations intenses se déroulent à Berlin pour tenter de trouver un accord de paix en Ukraine, alors que Kiev réaffirme ses exigences en matière de garanties de sécurité et résiste aux pressions américaines pour céder des territoires.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné la nécessité de garanties de sécurité claires, incluant une surveillance du cessez-le-feu, avant d’envisager toute concession territoriale.
- Des pourparlers entre les délégations américaine et ukrainienne à Berlin ont permis, selon le chancelier allemand Friedrich Merz, d’ouvrir une « réelle chance » de processus de paix.
- L’Ukraine a revendiqué une attaque réussie contre un sous-marin russe dans le port de Novorossiysk, causant des dommages critiques.
Les discussions à Berlin, qui se poursuivent avec l’arrivée de plusieurs dirigeants européens dont Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen et Mark Rutte, sont cruciales pour l’avenir de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a qualifié les négociations avec les États-Unis de « productives » mais « difficiles », tout en insistant sur la complexité des discussions.
Selon un responsable informé des négociations, les États-Unis souhaitent toujours que l’Ukraine cède le contrôle des régions de Donetsk et de Lougansk, une demande à laquelle Kiev s’oppose fermement. Un sondage récent révèle qu’une majorité écrasante d’Ukrainiens (75 %) rejette tout accord de paix impliquant des concessions territoriales ou une limitation des capacités militaires de l’Ukraine sans garanties de sécurité solides.
Parallèlement aux efforts diplomatiques, les opérations militaires se poursuivent. L’armée ukrainienne a affirmé avoir frappé une usine de traitement de gaz à Astrakhan et une usine de production de carburant pour missiles dans la région de Rostov. Le service de sécurité intérieure ukrainien (SBU) a également annoncé avoir mis hors service un sous-marin russe de classe Kilo à Novorossiysk grâce à l’utilisation de drones Sea Baby.
Le Kremlin a réaffirmé que le statut de non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN reste une condition essentielle à toute négociation de paix. Selon le porte-parole Dmitri Peskov, cette question est une « pierre angulaire » des discussions.
En République tchèque, le nouveau gouvernement dirigé par Andrej Babis a pris ses fonctions, un changement politique qui pourrait potentiellement affaiblir le soutien du pays à l’Ukraine. L’Union européenne se prépare également à prendre des décisions importantes concernant le financement de l’Ukraine et envisage d’élargir les sanctions contre la Biélorussie en raison d’activités hybrides.
La chef de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, a averti que la prise de contrôle du Donbass par la Russie ne serait pas la fin de ses ambitions et pourrait entraîner une menace accrue pour d’autres régions. Elle a également souligné l’importance de prendre des décisions cruciales concernant le financement de l’Ukraine lors du prochain sommet européen.
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