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Technologie et science

Entrer dans un nouveau monde avec les robots et l’IA | Actualités, Sports, Emplois

Publié le 29 novembre 2025 à 06h30. L'arrivée imminente du système de détection automatique des prises et des balles (ABS) en Ligue majeure de baseball suscite un débat passionné, oscillant entre l'amélioration de la précision et la perte…

Entrer dans un nouveau monde avec les robots et l’IA | Actualités, Sports, Emplois

Publié le 29 novembre 2025 à 06h30. L’arrivée imminente du système de détection automatique des prises et des balles (ABS) en Ligue majeure de baseball suscite un débat passionné, oscillant entre l’amélioration de la précision et la perte d’une part de l’âme du jeu.

  • La Ligue majeure de baseball (MLB) adoptera un système de contestation de la zone de strike automatisée (ABS) la saison prochaine, permettant à chaque équipe de contester deux décisions par match.
  • Le système ABS, déjà testé en ligues mineures, utilise la technologie « Hawkeye » pour déterminer avec précision la zone de strike.
  • L’auteur, agriculteur et chroniqueur, exprime une préférence pour l’arbitrage humain, malgré ses imperfections, et s’interroge sur les conséquences d’une automatisation croissante dans le sport et la société.

L’annonce a suscité une réaction viscérale chez Randy Krzmarzick, agriculteur du Minnesota et chroniqueur régulier. « Mon cœur s’est serré un peu quand j’entendis, » confie-t-il. « Nous savions que cela allait arriver. Le baseball sera un peu moins humain et un peu plus mécanique. » L’introduction du système de contestation ABS, qui permettra aux équipes de contester deux décisions d’arbitre par match, marque une nouvelle étape dans l’évolution technologique du baseball.

Le système ABS Challenge, déjà utilisé dans les ligues mineures, repose sur la technologie « Hawkeye », qui utilise des radars pour définir une zone de strike précise pour chaque frappeur. Les décisions contestées seront affichées sur les écrans géants du stade, et le jeu reprendra avec la bonne décision. Si la technologie « Hawkeye » est présentée comme infaillible, la question de son utilisation exclusive se pose. Pourquoi ne pas laisser la machine arbitrer l’intégralité du match ?

L’auteur imagine un arbitre toujours présent, mais relégué à un rôle de simple indicateur, surveillant le temps de lancer et vérifiant ses messages. Cette perspective, bien que pragmatique, ne le rassure pas. « Je suis probablement en minorité, » admet-il. « Mais je préfère les êtres humains aux robots, malgré tous les défauts de notre espèce. Les défauts et les imperfections sont des traits déterminants de l’humanité. »

L’introduction de la relecture instantanée en 2008 avait déjà suscité son scepticisme. Il se considère comme un « puriste » du baseball, attaché à l’essence même du jeu. Il déplore les interruptions de match causées par les longues analyses vidéo, souvent pour des différences infimes entre une prise et une sortie. « Cela semble bizarre quand je suis à un match, et soudain, tout le monde s’arrête et reste debout, » explique-t-il.

L’auteur se souvient du match crucial des World Series de 1985, où l’arbitre Don Denkinger a pris une décision controversée. « Tous ceux qui regardaient la rediffusion à la maison savaient en quelques secondes qu’il l’avait clairement manquée, » se rappelle-t-il. L’incident avait entraîné des menaces de mort contre l’arbitre, qui, ironiquement, a ensuite signé des photos de cette erreur lors de salons de cartes. L’auteur se demande si une relecture vidéo aurait pu éviter ce drame.

Cette réflexion sur l’arbitrage robotique le conduit à une méditation plus large sur l’impact de la technologie dans la vie quotidienne. Il observe les progrès de l’automatisation dans l’agriculture, où le guidage automatique des tracteurs devient de plus en plus courant. « Il ne me faudrait pas grand-chose pour mettre en place le guidage automatique sur nos tracteurs, » confie-t-il. « Peut-être que je suis un peu paresseux en ne faisant pas ça. »

Il souligne que les agriculteurs utilisent déjà des satellites pour collecter des données précises sur leurs terres, optimisant ainsi leurs rendements et réduisant leurs coûts. John Deere, dans sa dernière campagne publicitaire, affirme que ses machines « pensent comme vous ». L’auteur partage cette observation avec ses amis, l’un d’eux lui répondant avec humour que son tracteur préférerait aller à la brasserie.

Cette anecdote légère ouvre la voie à une réflexion plus sérieuse sur le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) et ses implications pour l’avenir. L’auteur évoque les prédictions alarmantes du scientifique Stephen Hawking, qui craignait que l’IA puisse conduire à l’extinction de l’espèce humaine. Il se demande si l’IA pourrait un jour écrire une chronique bihebdomadaire comme la sienne. « Mais alors, que ferais-je ? » s’interroge-t-il. « Je resterais probablement assis et mangerais plus de collations. Donc, si cela ne vous dérange pas, je continuerai à diriger ma chronique. »

— Randy Krzmarzick exploite sa ferme à l’ouest de Sleepy Eye, où il vit avec sa femme, Pam.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.