Le spectacle hollywoodien au SoFi Stadium
Pour ce premier match sur le sol américain, la Fifa a orchestré une cérémonie d’ouverture de 13 minutes, conçue comme un show à l’américaine. Le spectacle a mis en avant la culture californienne et Hollywood via des écrans géants et une succession de têtes d’affiche internationales, notamment Katy Perry, Future, Anitta, LISA, Rema et Tyla.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a souligné que cet événement illustrait l’ampleur extraordinaire de cette édition 2026. L’organisation a intégré des moments spécifiques pour rendre hommage aux trois pays co-organisateurs, tout en impliquant activement les supporters présents dans le stade. Le moment fort a été l’interprétation de l’hymne national américain par le duo Dan + Shay.
“Cette cérémonie d’ouverture à Los Angeles illustre l’ampleur extraordinaire que prendra la Coupe du monde de la FIFA 2026”
Gianni Infantino, président de la Fifa
Les tribunes reflétaient l’influence de la Cité des Anges avec la présence de célébrités comme Tom Cruise, David Beckham, Jason Sudeikis, Halle Berry, Rob Lowe, Owen Wilson et Paris Hilton.
Une victoire 4-1 et un public conquis malgré les doutes

Sur le terrain, la sélection américaine a réussi son entrée en matière en s’imposant 4-1 face au Paraguay. Selon Yahoo Actualités, l’ambiance a fini par s’embraser devant un public massif, dissipant les craintes initiales sur l’intérêt réel des Américains pour le soccer.
Le contraste a été frappant durant la journée. Vers 14 heures, les observateurs notaient une atmosphère encore timide dans les rues bloquées d’Inglewood, où un animateur peinait à chauffer un auditoire clairsemé. Cependant, l’afflux massif de fans vers le stade moderne et connecté a transformé l’événement en une véritable fête.
L’enthousiasme était palpable chez les supporters, dont certains étaient déguisés en Oncle Sam, en Statue de la Liberté ou en aigle américain. Chris Powers, un supporter américain, a exprimé sa joie de voir le tournoi revenir aux États-Unis trente-deux ans après la dernière édition disputée sur le sol national.
“C’est incroyable. Il y a trente-deux ans, j’étais un grand fan de tous les matchs disputés en Amérique. C’est tellement génial de voir tout cela revenir sur notre sol.”
Chris Powers, supporter américain
Tensions diplomatiques et absences politiques
L’événement a été marqué par une absence notable : celle du président Donald Trump. Bien qu’absent du stade en Californie, i24NEWS rapporte que le président a adressé un message de soutien téléphonique à l’équipe, affirmant qu’ils avaient une très bonne chance d’aller jusqu’au bout.
L’ombre de la politique a toutefois pesé sur l’organisation. Boursorama a souligné les inquiétudes liées à la politique d’immigration stricte de l’administration Trump, qui a compliqué la délivrance des visas pour certains supporters et officiels.
Les incidents signalés illustrent ces frictions :
Le défi de l’implantation du football face aux sports nationaux
Malgré le succès du match d’ouverture, le football reste un sport minoritaire aux États-Unis. Environ un tiers des Américains prévoyait de regarder la Coupe du monde, un chiffre nettement inférieur à celui des autres nations participantes.
Cette compétition arrive alors que l’attention sportive nationale est captée par la NBA. La semaine dernière, les New York Knicks étaient au centre de toutes les discussions, à une victoire près de mettre fin à une disette de titres vieille de cinq décennies. À New York, cette cohabitation était visible : le maire Zohran Mamdani, supporter d’Arsenal, portait un gilet des Knicks sous sa veste tout en encourageant les habitants à participer aux festivals du Mondial.
“Lorsque nous célébrons la Coupe du monde, nous célébrons un sport populaire et les travailleurs qui le pratiquent. C’est une occasion rare qui rassemble le monde entier.”
Zohran Mamdani, maire de New York
L’enjeu pour les organisateurs est désormais de transformer l’excitation ponctuelle de Los Angeles en un engouement durable. Si le coût prohibitif des billets et des voyages reste un frein pour une partie du public, la victoire éclatante des États-Unis face au Paraguay pourrait agir comme un catalyseur pour le reste du tournoi.
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