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Tremblements invalidants : à la Pitié-Salpêtrière, les ultrasons remplacent le bistouri – Whatsupdoc-lemag.fr

Les médecins de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière utilisent désormais les ultrasons focalisés pour traiter les tremblements invalidants sans chirurgie invasive. Cette méthode, rapportée par Whatsupdoc-lemag.fr, permet de cibler précisément les zones cérébrales responsables des mouvements incontrôlés, offrant une…

Le mécanisme de la technologie MRgFUS

Les médecins de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière utilisent désormais les ultrasons focalisés pour traiter les tremblements invalidants sans chirurgie invasive. Cette méthode, rapportée par Whatsupdoc-lemag.fr, permet de cibler précisément les zones cérébrales responsables des mouvements incontrôlés, offrant une alternative au bistouri pour les patients souffrant de tremblements essentiels ou de la maladie de Parkinson. L’intégration de cette technologie au sein de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) renforce l’arsenal thérapeutique de l’établissement en neurochirurgie fonctionnelle.

Le mécanisme de la technologie MRgFUS

La technique employée repose sur les ultrasons focalisés guidés par IRM (MRgFUS). Contrairement à la neurochirurgie traditionnelle, cette procédure ne nécessite aucune incision du crâne. Les ondes ultrasonores sont concentrées sur un point précis du thalamus, une structure cérébrale impliquée dans le contrôle des mouvements.

Plus précisément, l’intervention cible le noyau ventral intermédiaire (Vim) du thalamus, qui agit comme un relais essentiel dans les circuits moteurs. Cette concentration d’énergie génère une chaleur contrôlée qui crée une lésion thermique minimale, interrompant ainsi les signaux électriques anormaux qui provoquent les tremblements. L’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet aux praticiens de surveiller la température en temps réel grâce à la thermométrie par IRM, assurant ainsi la précision du ciblage thérapeutique et limitant l’impact sur les tissus sains environnants.

Une alternative à la stimulation cérébrale profonde

L’intégration de cette technologie à la Pitié-Salpêtrière se distingue de la stimulation cérébrale profonde (DBS). Si la DBS nécessite l’implantation d’électrodes par une intervention chirurgicale, le MRgFUS est une procédure non invasive.

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En neurochirurgie fonctionnelle, une distinction fondamentale s’opère entre la neuromodulation et la lésion par ablation. La DBS relève de la neuromodulation : elle utilise des impulsions électriques pour réguler l’activité des neurones, ce qui permet de moduler les paramètres de stimulation selon l’évolution de la maladie. Selon les protocoles de neurochirurgie fonctionnelle, cette approche réduit les risques liés à l’ouverture du crâne et aux complications hémorragiques. Cependant, une distinction majeure demeure : alors que la DBS est un dispositif ajustable et réversible, le MRgFUS est une technique d’ablation thermique qui crée une lésion permanente. Le choix entre ces deux méthodes dépend donc de la pathologie du patient et de la possibilité d’un ajustement ultérieur des paramètres de stimulation.

Critères de sélection et limites de l’intervention

Tous les patients ne sont pas éligibles à ce traitement par ultrasons. La densité osseuse du crâne constitue un facteur limitant, car elle peut empêcher la transmission efficace des ondes ultrasonores vers le cerveau. L’un des paramètres techniques déterminants est le rapport de densité crânienne (Skull Density Ratio – SDR) ; une densité trop élevée peut absorber ou dévier l’énergie ultrasonore avant qu’elle n’atteigne la cible cérébrale.

L’intervention est principalement indiquée pour les tremblements essentiels ou les tremblements de repos liés à la maladie de Parkinson qui ne répondent plus aux traitements médicamenteux. Ce traitement s’inscrit généralement dans un parcours de soins où les options pharmacologiques ont préalablement été épuisées. L’évaluation de la structure crânienne par imagerie est une étape obligatoire avant toute décision médicale. Les neurologues doivent également considérer l’absence de possibilité de retour en arrière une fois la lésion thermique réalisée.

Consultez votre professionnel de santé.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.