Un incendie virulent s’est déclaré mercredi 1er juillet à Rognac, dans les Bouches-du-Rhône, entraînant l’évacuation de plusieurs habitations et mobilisant plus de 160 pompiers. Plus de 200 hectares ont été touchés, avec des flammes s’approchant des zones résidentielles et des sites industriels sensibles, selon les informations de La Provence.
Les feux s’étendent rapidement, avec des moyens aériens mobilisés
Le feu, déclenché dans le secteur de Barjaquets près de la D113, a rapidement gagné en intensité, poussé par le vent. « Le feu a évolué rapidement poussé par le vent », ont précisé les autorités. Plus de 168 pompiers, accompagnés de 70 engins, ont été déployés pour contenir les flammes, avec l’ajout de moyens aériens, notamment deux Canadairs et un hélicoptère bombardier d’eau, selon BFM. À Rognac, 20 hectares ont été parcourus par les flammes avant 22h40, tandis que dans le massif des Quatre Termes, près de Lançon-Provence, le feu a dépassé les 100 hectares.

L’intervention a nécessité une coordination étroite entre les troupes au sol et les unités aériennes. Les Canadairs, avions amphibies spécialisés dans la lutte contre les incendies de forêt, ont été sollicités pour larguer d’importants volumes d’eau afin de ralentir la progression du front de flammes. « La nuit sera effectivement décisive », a indiqué un porte-parole des pompiers, soulignant l’urgence de l’intervention. Les fumées, poussées par le mistral, ont rendu visibles des nuages denses depuis Marseille, où une odeur âcre flottait dans l’air, comme le rapporte Actu.fr.
Évacuations et protection des sites industriels
Des habitations ont été évacuées dans plusieurs quartiers de Rognac, notamment près du stade aux Pugettes et rue des Tilleul, avec l’ouverture de gymnases pour accueillir les personnes déplacées. À La-Fare-les-Oliviers, les riverains des Guigues ont également été évacués vers le Centre Culturel Jean-Bernard, selon Feux de Forêt. Ces mesures d’évacuation préventives visent à protéger les populations civiles face à la volatilité des flammes en zone urbaine et périurbaine.

Les pompiers se concentrent sur la protection des sites industriels sensibles, notamment autour du golfe de Fos-sur-Mer, où une trentaine de zones classées Seveso 2 (activités dangereuses) sont présentes. La directive Seveso est une réglementation européenne visant à prévenir les accidents majeurs impliquant des substances dangereuses. Dans le cas d’un incendie à proximité, le risque est double : la propagation du feu vers des installations chimiques ou le déclenchement d’émissions toxiques en cas de combustion de produits industriels.
« Les sites industriels ont été mis sous protection », précise La Provence, soulignant le risque d’impact sur des infrastructures critiques. La préfecture a également recommandé d’éviter le secteur, avec la D10 fermée en prévention pour faciliter le passage des engins de secours et limiter les risques pour les automobilistes.
Contexte de sécheresse et d’alerte incendie
Les feux interviennent dans un contexte de sécheresse persistante et de vents forts, avec six départements du sud de la France, dont les Bouches-du-Rhône, placés en « danger très élevé » d’incendies par Météo-France. Ce niveau d’alerte, le plus haut de l’échelle, indique que les conditions météorologiques (température, humidité et vent) sont optimales pour un départ de feu rapide et une propagation incontrôlable.

« L’accès aux massifs forestiers est strictement interdit », a annoncé la préfecture, avec des restrictions sur 22 des 25 massifs du département, comme l’indique Actu.fr. Cette interdiction est une mesure standard de sécurité publique pour limiter la présence humaine dans des zones où un simple mégot ou une étincelle pourrait déclencher un sinistre.
« Le risque incendie très sévère est en cours », a précisé le service départemental d’incendie et de secours (Sdis), avec des efforts pour limiter la propagation. Le SDIS coordonne l’ensemble des moyens terrestres et gère la logistique des renforts. Les autorités rappellent que les mesures de prévention, comme l’interdiction des feux, doivent être strictement respectées pour éviter l’aggravation de la situation.
Quelles sont les conséquences à long terme ?
Outre l’impact immédiat sur les habitants et les infrastructures, les feux pourraient avoir des répercussions économiques et environnementales. La protection des sites industriels, notamment dans la zone du golfe de Fos-sur-Mer, est cruciale pour éviter des dommages colossaux, tant sur le plan financier qu’en termes de pollution environnementale.
L’impact écologique concerne principalement la destruction de la végétation méditerranéenne, dont la régénération peut être lente selon l’intensité du feu et la nature des sols. « Le coût des interventions et la gestion des conséquences écologiques seront à suivre », explique un expert cité par BFM.
La situation reste tendue, avec des incendies encore non maîtrisés et une surveillance accrue des points chauds pour éviter toute reprise du feu.
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