Publié le 23 novembre 2025 à 20h53. L’Union européenne a présenté un contre-projet détaillé pour mettre fin à la guerre en Ukraine, incluant des garanties de sécurité proches de l’article 5 de l’OTAN et l’utilisation des avoirs russes gelés pour la reconstruction du pays, en réponse à un plan de paix proposé par l’ancien président américain Donald Trump.
- L’UE propose des garanties de sécurité pour l’Ukraine similaires à l’article 5 de l’OTAN, sans pour autant imposer de neutralité au pays.
- Le plan européen prévoit la reconstruction de l’Ukraine, financée en partie par les avoirs russes gelés.
- Les négociations territoriales devraient débuter sur la base de la ligne de front actuelle, avec un cessez-le-feu complet comme préalable.
Les dirigeants européens ont réagi au plan de paix proposé par Donald Trump pour l’Ukraine en présentant un ensemble de propositions ambitieuses visant à garantir la sécurité et la souveraineté du pays, tout en ouvrant la voie à une reconstruction financée par les avoirs russes immobilisés. La Russie avait été exclue du G8 en 2014 suite à l’annexion de la Crimée, un contexte qui pèse encore sur les discussions actuelles.
Selon des informations rapportées par les médias internationaux, le projet européen insiste sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Il rejette toute exigence de Moscou concernant la cession de territoires et stipule que les questions territoriales ne seront abordées qu’après un cessez-le-feu « complet et inconditionnel ». Les négociations à ce sujet se baseraient sur la ligne de contrôle actuelle, avec un engagement mutuel de ne pas modifier la situation par la force.
L’Ukraine reprendrait le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia et du barrage de Kakhovka, et bénéficierait d’un accès sans entrave au fleuve Dniepr. Sur le plan de la sécurité, le plan européen prévoit des garanties juridiquement contraignantes pour l’Ukraine, s’inspirant de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, afin de prévenir toute future agression. Contrairement au plan Trump, l’UE ne souhaite pas imposer de neutralité à Kiev et ne prévoit pas de limiter la taille de ses forces armées, qui pourraient compter jusqu’à 800 000 unités (contre 600 000 demandées par les États-Unis, selon Bloomberg).
L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, refusée dans le plan Trump, dépendrait plutôt d’un consensus au sein de l’Alliance. L’UE confirme également son intention de voir l’Ukraine devenir membre de l’Union Européenne. En matière de sanctions, celles imposées à la Russie pourraient être progressivement assouplies une fois la paix rétablie, mais pourraient être rétablies en cas de violation de l’accord.
Un mécanisme de surveillance internationale du cessez-le-feu, dirigé par les États-Unis, serait mis en place, utilisant principalement des technologies à distance telles que des satellites et des drones. Sur le plan humanitaire, la Russie s’engagerait à rapatrier tous les enfants ukrainiens illégalement déportés et à procéder à un échange de tous les prisonniers de guerre, selon le principe « tous contre tous », ainsi qu’à libérer les détenus civils.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est déclaré optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord rapidement, idéalement d’ici jeudi, lors d’une conférence de presse à Genève après un cycle de négociations sur l’Ukraine. Bloomberg a rapporté des détails sur les effectifs militaires envisagés.
« L’Ukraine n’a jamais voulu la guerre et ne sera jamais un obstacle à la paix : la diplomatie s’est intensifiée et c’est positif. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Le président Zelensky a souligné l’importance de garantir l’efficacité des mesures visant à mettre fin à la guerre et a réaffirmé l’engagement de l’Ukraine à défendre ses intérêts. Il a également insisté sur l’unité de la position ukrainienne, tant au niveau étatique que populaire.
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