Publié le 12 janvier 2026 à 03h07. José Jeri, l’actuel président par intérim du Pérou, a exprimé son soutien à une intervention militaire américaine au Venezuela et esquissé sa vision pour l’avenir de son pays, marquée par un équilibre délicat entre les relations avec les États-Unis et la Chine.
- Le président péruvien soutient l’opération militaire américaine au Venezuela, la jugeant une mesure nécessaire.
- Il prévoit de maintenir les liens commerciaux avec la Chine malgré les tensions avec les États-Unis.
- José Jeri a également évoqué ses aspirations politiques et son affection pour ses 16 chiens.
José Jeri occupe la présidence du Pérou depuis octobre dernier, suite à la destitution de Dina Boluarte. Il restera en fonction jusqu’au 28 juillet 2026, date à laquelle le président élu prendra ses fonctions. Dans une interview exclusive accordée à CNN, le chef d’État péruvien a abordé plusieurs sujets cruciaux, allant de la situation au Venezuela aux relations internationales de son pays.
Concernant le Venezuela, José Jeri s’est dit « d’accord » avec l’opération militaire américaine et a estimé que la capture de Nicolás Maduro était « une mesure nécessaire ». Il a toutefois souligné l’importance d’une transition rapide vers la démocratie, insistant sur la nécessité d’établir un calendrier précis pour le rétablissement d’un processus électoral libre et transparent.
« En principe, je suis entièrement d’accord avec ce qui a été fait, c’était une mesure nécessaire car, même s’il est vrai qu’elle viole temporairement le droit international, il y a des choses à faire et encore plus lorsque l’implication est également à l’extérieur du pays. Nous soutenons pleinement la transition démocratique, afin que les Vénézuéliens choisissent eux-mêmes leurs autorités… »
José Jeri, président par intérim du Pérou
Le président péruvien a également abordé la question des relations de son pays avec la Chine, un partenaire commercial majeur. Il a affirmé son intention de maintenir ces liens économiques, tout en soulignant l’importance de l’alliance stratégique avec les États-Unis. Il a également évoqué la crise diplomatique avec le Mexique, consécutive à l’octroi d’un sauf-conduit à l’ancienne ministre Betssy Chávez. Betssy Chávez avait demandé l’asile politique au Mexique.
José Jeri a par ailleurs fait allusion à la proximité de ses vues avec le président argentin Javier Milei, qui ambitionne de former un bloc régional d’une dizaine de pays contre le socialisme. Javier Milei a exprimé son intention de créer cette alliance.
Sur un plan plus personnel, le président péruvien a révélé ses aspirations politiques et son attachement à ses 16 chiens, qui partagent son quotidien à la Maison Présidentielle. Il a confié avoir rêvé de devenir vétérinaire, mais que la vie l’avait mené vers d’autres chemins.
L’intégralité de l’interview de José Jeri sur CNN est disponible ici.
Lors d’un échange avec Andrés Oppenheimer de CNN, le président Jeri a également exprimé son inquiétude face à l’influence grandissante de la Chine et a souligné la nécessité pour les pays d’Amérique latine de préserver leur autonomie. Il a affirmé que le Pérou continuerait à rechercher les meilleures conditions pour son développement, en équilibrant ses relations avec les États-Unis et la Chine.
« En tant que président, je dois garantir que notre pays bénéficie toujours des meilleures conditions. La Chine est un allié commercial très important. Les États-Unis sont notre allié stratégique de toujours. Et tant que nous marcherons dans cette direction, je pense que nous pourrons nous comprendre. »
José Jeri, président par intérim du Pérou
