George Russell (Mercedes) a remporté le Grand Prix d’Autriche ce dimanche 28 juin 2026, s’imposant devant Max Verstappen et son coéquipier Kimi Antonelli. Le Britannique a maîtrisé son avance pour signer son deuxième succès de la saison, confirmant la suprématie actuelle de Mercedes au classement des constructeurs.
La maîtrise de George Russell face à Verstappen
Parti de la pole position, George Russell a dicté le rythme des 71 tours de course pour boucler l’épreuve en 1h28’04 »473. Le circuit du Red Bull Ring, caractérisé par sa brièveté et ses zones de freinage brutales, favorise traditionnellement celui qui détient la pole position, rendant les tentatives de dépassement complexes pour les poursuivants.
Selon 20 Minutes, ce résultat marque la deuxième victoire de la saison pour le pilote britannique, après son succès initial en Australie, et la septième de sa carrière.

Le duel avec Max Verstappen a été marqué par une tension croissante en fin de course. Si le Néerlandais a réussi à gagner trois places par rapport à sa position de départ, il n’a jamais pu combler l’écart définitif, terminant à 1,611 seconde du vainqueur.
La course a été rythmée par des moments de fragilité pour le leader. Russell a notamment commis une erreur en sortant large au premier virage au 57e tour, laissant Verstappen revenir à sept secondes. Cependant, le pilote de Mercedes a su réagir pour maintenir un avantage d’environ cinq secondes lors des derniers tours.
L’ascension et le leadership de Kimi Antonelli
Bien que troisième au classement final (+1,986 s), Kimi Antonelli a été l’homme fort de la seconde moitié de course. Comme l’a rapporté Sports – Orange, l’Italien a pris les commandes de la course au 49e tour, profitant de l’arrêt obligatoire de Max Verstappen dont les pneus étaient usés.
Cette phase de la course a mis en lumière la stratégie des pneus, un élément crucial du règlement technique de la FIA qui impose l’utilisation de deux composés différents lors d’un Grand Prix sans pluie. Antonelli a montré un rythme impressionnant en fin d’épreuve, revenant à moins de trois secondes de Verstappen au 67e tour. Malgré un arrêt pour chausser des pneus durs au 51e tour afin de sécuriser sa position, il a maintenu une pression constante sur le podium.
Cette performance consolide sa place de leader au championnat du monde des pilotes. Avec 171 points et cinq victoires à son actif, Antonelli distance désormais George Russell (131 points) et Lewis Hamilton (125 points). Le jeune Italien dispose ainsi d’une avance de 40 points sur son coéquipier Russell.
Déception pour Ferrari et point positif pour Hadjar
La Scuderia Ferrari a manqué de rythme sur le sol autrichien. Lewis Hamilton a terminé à la cinquième place (+26,393 s), tandis que Charles Leclerc a dû se contenter de la huitième position (+45,659 s). Le Monégasque a particulièrement souffert de l’usure de ses pneus arrière en fin de course, un problème technique qui a provoqué une chute notable de ses performances et l’a empêché de lutter pour les places d’honneur.
L’unique motif de satisfaction française provient d’Isack Hadjar. Le pilote Red Bull a réalisé une belle remontée, doublant Leclerc pour s’emparer de la sixième place. L’Équipe souligne qu’il est le seul représentant français à avoir marqué des points lors de ce Grand Prix.
Bilan technique et classement des constructeurs
La course a été marquée par une série d’abandons notables, privant plusieurs pilotes de points précieux. Quatre voitures n’ont pas franchi la ligne d’arrivée :

- Valtteri Bottas (Cadillac) : abandon au tour 3
- Sergio Pérez (Cadillac) : abandon au tour 5
- Carlos Sainz (Williams) : abandon au tour 24
- Lance Stroll (Aston Martin) : abandon au tour 51
Les abandons précoces des pilotes de Cadillac, Bottas et Pérez, illustrent les difficultés de fiabilité rencontrées par le nouveau constructeur américain lors de ses débuts en compétition. L’épreuve a également été perturbée par une courte voiture de sécurité virtuelle causée par des débris laissés par Alexander Albon.
Au classement général, Mercedes assoit sa domination avec une avance confortable sur ses concurrents. La hiérarchie actuelle des constructeurs se présente comme suit :
| Constructeur | Points |
|---|---|
| Mercedes | 302 |
| Ferrari | 204 |
| McLaren | 159 |
| Red Bull Racing | 115 |
Avec 302 points, Mercedes devance Ferrari de 98 points, consolidant sa position de favori pour le titre par équipe.
L’enjeu se déplace désormais vers le Royaume-Uni. Le circuit de Silverstone accueillera la prochaine bataille dès la semaine prochaine. Pour George Russell, il s’agira de courir à domicile, à proximité des centres techniques de Mercedes basés à Brackley et Brixworth, un contexte souvent moteur pour les pilotes britanniques. Mercedes tentera d’y maintenir son hégémonie face à une McLaren et une Ferrari en quête de solutions techniques pour réduire l’écart.
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