Ziad Rahbani est un compositeur libanais, pianiste, dramaturge et commentateur politique, né en 1956.
Rahbani a été largement acclamé pour ses pièces satiriques et ses compositions musicales qui explorent souvent des problèmes sociaux et politiques au Liban. Son travail a considérablement influencé les arts et la culture arabes contemporains, ce qui en fait une figure culturelle de premier plan dans la région.
À l’âge de 69 ans, le musicien et dramaturge Ziad Rahbani est décédé, laissant une marque importante sur le paysage culturel du Liban. Sa mort a été confirmée le 26 juillet 2025 après avoir subi une crise cardiaque à l’hôpital à Beyrouth.
Âge et tôt
Ziad Rahbani est né le 1er janvier 1956 à Beyrouth. Il était le fils du légendaire chanteur Faituz et du compositeur Assi Rahbani. Ayant grandi dans un ménage plongé dans la musique et le théâtre, Rahbani a fait sa première apparition publique à l’âge de 17 ans, composant de la musique pour les performances de sa mère.
Ses premiers œuvres ont été reconnues rapidement, préparant le terrain pour une carrière qui influencerait les arts du Liban pendant des décennies.
Vie familiale et personnelle
Rahbani était marié à Dalal Karam. Le couple avait un fils nommé Assi, bien qu’il ait été révélé plus tard qu’il n’était pas l’enfant biologique de Rahbani. Leur mariage s’est terminé par le divorce et Karam a écrit des articles sur leur relation dans les magazines de potins.
Rahbani a également eu une relation étroite avec sa mère, Faituz, qui reste une figure célèbre dans le monde arabe.
Contributions musicales et politiques
Rahbani était réputé pour avoir mélangé les sons arabes traditionnels avec le jazz, le funk et les influences classiques occidentales. Son jazz de fusion, appelé «jazz oriental», a distingué son style musical. Il était également connu pour son commentaire politique net exprimé à travers ses pièces et ses compositions, critiquant souvent l’établissement politique et les questions sociales du Liban.
Son travail de théâtre était profondément enraciné dans l’histoire turbulente du Liban. Sa pièce Nazl El-Sourour (Happiness Hotel), a été présentée en première en 1974 alors qu’il n’avait que 17 ans, des inégalités de classe et une répression politique. Une autre œuvre notable, Bennesbeh Labokra Chou? (Et demain?), Déféré un pianiste blasé à Beyrouth après la guerre civile, mettant en vedette des lignes mémorables sur l’espoir et le désespoir.
Cause de décès
L’hôpital a annoncé qu’il est décédé à 9h00 le 26 juillet 2025. Ziad Rahbani est décédé d’une crise cardiaque. Il avait reçu un traitement à Beyrouth avant sa mort soudaine, ce qui a choqué de nombreux fans et personnages dans les sphères culturelles et politiques du Liban.
Héritage et reconnaissance
Les dirigeants du Liban ont rendu hommage à Rahbani, le qualifiant de voix de justice et de critique de l’injustice. Le président Joseph Aoun l’a décrit comme une «conscience vivante», tandis que le Premier ministre Nawaf Salam a souligné son courage à s’exprimer. Ses œuvres faisaient écho au patrimoine complexe du Liban, reflétant à la fois sa richesse culturelle et ses divisions.
Ces dernières années, l’influence de Rahbani a persisté, en particulier parmi les jeunes générations. Ses pièces et sa musique ont continué à être partagées en ligne et ont échantillonné dans des mouvements de protestation. Malgré le recul des yeux du public, Rahbani est resté actif dans la composition et l’écriture jusqu’à ce que sa santé baisse.
Les partisans disent que la mort de Ziad Rahbani marque la fin d’une époque pour la scène artistique du Liban. Sa musique innovante, son théâtre provocateur et sa voix politique ont fait de lui une figure imposante. Il laisse dans le deuil sa mère, Faituz, sa sœur Reema et son frère Hali.