Publié le 17 janvier 2026 06:12. La Bourse de Séoul a franchi un cap historique, dépassant pour la première fois les 4 800 points, portée par la dynamique du secteur des semi-conducteurs et une capitalisation boursière en forte croissance.
- Le KOSPI a clôturé à 4 840,74 points, en hausse de 0,9 % par rapport à la veille.
- La capitalisation boursière totale du KOSPI a dépassé les 4 000 000 milliards de wons (environ 3 000 milliards d’euros).
- Samsung Electronics a atteint un nouveau record historique, tirant la croissance du marché.
La Bourse coréenne poursuit sur sa lancée, confirmant la tendance haussière observée tout au long de l’année 2025. Cette dynamique se traduit par une performance exceptionnelle du KOSPI, qui a franchi le seuil des 4 800 points pour la première fois de son histoire. Selon la Bourse coréenne, l’indice a clôturé le 16 janvier à 4 840,74 points, enregistrant une progression de 0,9 % (43,19 points) par rapport à la séance précédente. Cette progression marque le 11e jour consécutif de hausse, un record depuis 2019, où l’indice avait connu une série de 13 jours consécutifs de gains.
Parallèlement à cette progression, la capitalisation boursière globale du KOSPI a dépassé pour la première fois les 4 000 000 milliards de wons (environ 3 000 milliards d’euros). Au début de l’année précédente, elle s’élevait à 1 964 000 milliards de wons (environ 1 470 milliards d’euros), soit une augmentation de plus de 100 % en un an. Ce bond est d’autant plus remarquable qu’il s’est produit malgré une légère diminution du nombre d’entreprises cotées, passant de 961 à 954.
L’ascension du KOSPI est largement due à la performance de Samsung Electronics, qui a battu un nouveau record historique. Les prévisions optimistes de l’entreprise taïwanaise TSMC concernant le secteur des semi-conducteurs ont stimulé les attentes, entraînant une hausse de 3,47 % pour l’action Samsung Electronics, qui se rapproche désormais des 150 000 wons. Les actions privilégiées de l’entreprise ont également progressé de 4,12 %. La capitalisation boursière combinée de Samsung Electronics et de ses actions privilégiées a ainsi doublé en un an, passant d’environ 350 000 milliards de wons (environ 260 milliards d’euros) à 972 000 milliards de wons (environ 730 milliards d’euros), marquant l’avènement d’une nouvelle ère pour le géant technologique.
D’autres valeurs ont également contribué à la hausse du KOSPI. Doosan Energy a bondi de 6,48 % grâce à la politique gouvernementale favorable au développement de nouvelles centrales nucléaires. Korean Air, forte de ses bons résultats au quatrième trimestre de l’année précédente, a également progressé de 5,65 %.
Le KOSPI se distingue également par sa performance par rapport aux autres grandes bourses mondiales. En 2023, il a affiché une croissance de 75,63 %, surpassant largement l’indice américain S&P 500 (17,41 %), l’indice japonais Nikkei 225 (26,18 %) et l’indice taïwanais Jiaquan (22,57 %). Depuis le début de l’année 2026, le KOSPI a déjà enregistré une augmentation de 14,87 %, devançant le Topix japonais (7,33 %) et le Nikkei 225 (7,14 %). L’indice paneuropéen Euro STOXX 50 n’a quant à lui progressé que de 4,31 % au 15 janvier (heure locale).
À l’inverse, les marchés américains affichent une croissance plus modérée. Sur la même période, l’indice S&P 500 n’a augmenté que de 1,45 %, tandis que les indices Nasdaq Composite et Dow Jones Industrial Average ont progressé de 1,24 % et 2,87 % respectivement.
Malgré ces niveaux élevés, les experts recommandent la prudence et une sélection rigoureuse des actions. Le ratio cours/bénéfice (PER) à terme sur 12 mois du KOSPI s’élevait à 10,78 fois la veille, ce qui suggère que sa valorisation reste raisonnable compte tenu de la croissance des bénéfices. Cependant, ils soulignent la nécessité d’une approche stratégique face à la volatilité du marché, notamment en raison du recul observé dans le secteur de la défense.
« L’indice augmente grâce aux achats nets des institutions, mais la lassitude due aux hausses à court terme s’accumule également. Il est souhaitable de réagir en se concentrant sur les actions sous-évaluées plutôt que sur les achats de rattrapage. »
Lee Gyeong-min, chercheur chez Daishin Securities