Le projet de valorisation des sables minéralisés TitanBeach à Tan-Tan s’accélère au Maroc. Moins d’une semaine après l’obtention d’un permis minier initial de 16 km², les porteurs du projet ont fondé une nouvelle structure, conclu un accord avec un partenaire industriel et préparé une usine pilote.
Un permis minier initial accordé sur la côte atlantique
Le développement du portefeuille minier de Steadright Critical Minerals au Maroc a franchi un cap décisif. Sa filiale NSM Capital SARL a obtenu une autorisation officielle couvrant une première zone de 16 km² pour le projet TitanBeach Titanium Beach One dans la région de Tan-Tan, selon les informations publiées par la presse spécialisée locale.
Cette concession consacre le passage d’une partie du site de la phase d’exploration à un titre minier en bonne and dûe forme. L’emprise validée représente un carré d’environ quatre kilomètres sur quatre. Elle s’inscrit toutefois au cœur d’un ensemble beaucoup plus vaste, puisque la société dispose de droits d’exploration portant sur plus de 192 km² autour du site principal.
Le directeur général de Steadright, Matt Lewis, a qualifié cette avancée d’étape majeure pour le groupe et sa filiale marocaine. Jouak, a souligné que cette autorisation fournit le cadre réglementaire indispensable pour structurer un projet minéral de grande envergure. Fondé en 2019, le groupe canadien cible prioritairement les minerais critiques afin de faire progresser ses actifs de la recherche géologique vers l’extraction effective.
Création de Shan Tang Mining et arrivée d’un partenaire industriel
L’enchaînement des décisions administratives et industrielles s’est avéré particulièrement rapide. Six jours après la délivrance du feu vert officiel par les autorités marocaines le 12 août, Steadright a officialisé au Canada la création d’une nouvelle structure baptisée Shan Tang Mining, d’après les précisions relayées par les médias économiques.
Cette entité résulte d’un partenariat entre NSM Capital et la société marocaine Homme Construction. Les permis afférents à TitanBeach ont immédiatement été transférés à cette nouvelle structure. NSM Capital y conserve 32 % du capital, tout en bénéficiant d’une disposition notable : l’entreprise n’a aucune obligation de financer sa quote-part des futurs coûts engagés pour l’exploration ou la production.
En parallèle, Shan Tang Mining a paraphé un accord-cadre avec un groupe public multinational spécialisé dans l’ingénierie et la construction. Si l’identité de ce partenaire demeure confidentielle, l’entreprise canadienne certifie qu’il détient l’ensemble des technologies et des équipements requis pour mener à bien le développement du gisement.
Préparation d’une usine pilote et perspectives pour les minerais critiques
La première mission assignée au partenaire industriel consiste à planifier l’installation d’une usine pilote directement sur le site de TitanBeach. Cette unité expérimentale aura pour mandat de tester les procédés de traitement des sables minéralisés et d’estimer les conditions techniques nécessaires à une future montée en puissance des opérations, ainsi que le rapporte l’analyse publiée par les plateformes d’actualité régionale.

Les sables côtiers visés par les travaux renferment notamment du titane et du fer, deux matières premières recherchées par de multiples filières industrielles. Les porteurs du projet rappellent toutefois qu’il ne s’agit pas encore d’un lancement de production commerciale. Les conclusions tirées des essais de l’usine pilote orienteront la stratégie à long terme et attesteront de la faisabilité technique de l’exploitation.
D’autres formalités réglementaires restent également en suspens. Le permis environnemental a certes achevé sa phase de consultation publique, mais il attend toujours sa signature définitive. Le calendrier de production, les volumes de ressources extractibles et les montants d’investissement précis n’ont pas encore été dévoilés par les dirigeants.