Publié le 24 septembre 2025. L’artiste plasticienne Fina Miralles s’est vue décerner le Prix National des Arts Plastiques 2025 en reconnaissance de son parcours pionnier, marqué par un engagement féministe et environnemental précoce, ainsi que par une réflexion profonde sur la relation entre l’homme et la nature.
- Fina Miralles reçoit le Prix National des Arts Plastiques 2025, doté de 30 000 euros.
- Son travail, ancré dans l’art conceptuel et l’art terrestre, explore les thèmes du corps, de la nature et des structures de pouvoir.
- Elle rejoint une prestigieuse liste de lauréats incluant Pedro G. Romero, Teresa Lanceta et Dora Garcia.
Née à Sabadell en 1950, Fina Miralles est une figure majeure de l’art contemporain espagnol. Dès les années 1970, elle s’est distinguée par ses expérimentations conceptuelles et son approche novatrice de la création artistique. Le jury du Prix National a salué son « rôle de pionnier depuis les années 70 dans le cadre du féminisme et des premières positions environnementales, affirmant la relation de l’être humain avec la nature ».
Formée à Barcelone, l’artiste a enrichi sa pratique de séjours prolongés en Amérique du Sud, en France et en Italie. Son œuvre est souvent associée à l’« art terrestre », une forme d’expression artistique qui met en avant la connexion entre le corps humain et l’environnement naturel. Au-delà de cette dimension, Fina Miralles aborde également dans ses créations des questions politiques et une critique des structures patriarcales.
Parmi ses premières œuvres notables figurent Nature morte (1972), Dona-arbre (1973) et Relation corporelle avec les éléments naturels dans les actions quotidiennes (1975). Elle a été associée à des espaces avant-gardistes de la scène artistique catalane tels que Vinçon Sala, Room Tres et Espai 13 de la Fondation Joan Miró. Dans les années 1980, elle explore le thème du matriciel à travers la peinture et le dessin, comme en témoigne le projet Double (1979-1981), qui illustre la symbiose entre la performance et la création picturale. Son parcours artistique l’a ensuite menée vers une démarche plus introspective.
Au tournant du XXIe siècle, Fina Miralles s’installe à Cadaqués, où elle poursuit son travail sur les « photoactions ». Ses expositions et interventions les plus marquantes incluent « des IDE à la vie » (Museu de Sabadell, 2001), le « Nadala » de la Fondation Joan Miró de Barcelone (2014), « Natural Naturals 1973-2016 » (Musée National Archéologique, 2016) et « SoC Kotes que j’ai sigut » (Macba, 2020).
L’œuvre de Fina Miralles est présente dans les collections de plusieurs institutions prestigieuses, dont le Museu d’Art de Sabadell, le Musée National Centro Reina Sofía de Madrid et le Macba de Barcelone. Elle avait déjà reçu les Visuels Nationaux des Premiers en 2018, un prix décerné par le Consell de la culture I des arts des Generalitat de Catalogne.
Le Prix National des Arts Plastiques, qui a récemment récompensé Pedro G. Romero, compte parmi ses anciens lauréats Teresa Lanceta, Rogelio López Cuenca, Dora Garcia, José María Yturralde, ainsi que d’autres figures importantes de l’art espagnol.
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