Les investisseurs canadiens à la recherche d’un équilibre entre rendement, croissance et stabilité pourraient trouver la solution dans une combinaison stratégique de fonds négociés en bourse (FNB). Alors qu’aucun FNB nord-américain unique ne répond parfaitement à tous ces critères, une approche à deux fonds, axée sur la valeur et la croissance des dividendes, pourrait s’avérer payante.
Pour y parvenir, une allocation égale entre le Vanguard US Dividend Appreciation Index ETF (VGG) et le Vanguard FTSE Canadian High Dividend Yield Index ETF (VDY) semble particulièrement prometteuse. Cette stratégie vise à couvrir l’ensemble du spectre des revenus tout en maintenant les faibles frais de gestion caractéristiques de Vanguard.
Le VGG, qui regroupe des sociétés américaines cotées en bourse dans une structure canadienne, représente la moitié de ce portefeuille. Avec un ratio de frais de gestion de 0,31 %, il se concentre sur les entreprises affichant au moins dix années consécutives d’augmentation de leurs dividendes. L’indice de référence sous-jacent, l’indice S&P US Dividend Growers, applique une méthodologie rigoureuse, excluant les 25 % des entreprises les plus performantes pour éviter les pièges de rendement, limitant la participation individuelle à 4 % et excluant complètement les fonds de placement immobilier (REIT). Sur les dix dernières années, le VGG a généré un rendement annualisé de 13,39 % avec les dividendes réinvestis, pour un rendement sur 12 mois de 1,23 %.
Cependant, il est important de noter que les distributions du VGG sont soumises à une retenue d’impôt américaine de 15 %, sauf si le fonds est détenu dans un régime enregistré d’épargne-retraite (REER). De plus, le VGG n’est pas couvert contre les fluctuations des taux de change, ce qui signifie qu’un dollar américain plus fort est favorable, tandis qu’une appréciation du dollar canadien est défavorable.
L’autre moitié du portefeuille est allouée au VDY, qui complète le VGG en se concentrant sur le rendement et la valeur sur le marché canadien. Le VDY suit l’indice FTSE Canada High Dividend Yield, qui comprend 58 actions de grande, moyenne et petite capitalisation figurant dans la moitié supérieure du marché en termes de prévisions de dividendes à terme. Au 31 août 2025, le portefeuille du FNB se négociait à 14,4 fois les bénéfices et à 1,8 fois la valeur comptable, avec un rendement des capitaux propres (ROE) de 11,9 % et un taux de croissance des bénéfices de 13,9 %.
Le VDY offre un rendement sur 12 mois plus élevé, de 3,67 %, versé mensuellement. Avec les dividendes réinvestis, il a enregistré une croissance annualisée de 11,52 % au cours de la dernière décennie, surpassant l’indice FTSE Canada All Cap qui a rapporté 10,88 % sur la même période. Avec un ratio de frais de gestion de 0,22 %, il se positionne parmi les FNB de dividendes les moins chers au Canada. En 2024, le VDY a distribué un total de 2,45139 $ par part, dont 2,15701 $ classés comme dividendes déterminés (imposés au taux marginal le plus bas pour les Canadiens) et 0,29367 $ comme gains en capital (imposables à 50 %).
Une analyse rétrospective montre qu’une allocation 50/50 entre le VGG et le VDY aurait transformé un investissement initial de 10 000 $ en environ 32 278 $, ce qui équivaut à un rendement annualisé composé (TCAC) de 12,77 %, avec un écart type de 11,13 %. Le ratio de Sharpe de 0,97 et le ratio de Sortino de 1,58 indiquent un profil de risque ajusté attrayant, les investisseurs étant bien rémunérés pour le niveau de volatilité. La meilleure année du portefeuille a enregistré une hausse de 29,5 %, tandis que la plus forte baisse a été limitée à -16,8 %.
Il est important de noter que les résultats de cette analyse rétrospective ne tiennent pas compte des coûts de transaction ni des implications fiscales. Pour minimiser ces facteurs, il est conseillé aux investisseurs de détenir ces deux FNB dans un compte enregistré, tel qu’un REER ou un CELI, et d’utiliser une plateforme sans frais de commission.
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