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Gallus in Weegieland review – hilarious show sends Alice down a class rabbit hole | Theatre

Le théâtre Tron de Glasgow propose une adaptation audacieuse et décalée d'Alice au pays des merveilles, qui troque les prairies anglaises contre les rues contrastées de Glasgow et offre à l'héroïne une quête bien plus personnelle. Jusqu'au 4…

Gallus in Weegieland review – hilarious show sends Alice down a class rabbit hole | Theatre

Le théâtre Tron de Glasgow propose une adaptation audacieuse et décalée d’Alice au pays des merveilles, qui troque les prairies anglaises contre les rues contrastées de Glasgow et offre à l’héroïne une quête bien plus personnelle. Jusqu’au 4 janvier, la pièce, intitulée Gallus in Weegieland, séduit par son humour contemporain et ses performances énergiques.

Johnny McKnight, l’auteur de cette adaptation, s’éloigne de l’œuvre originale de Lewis Carroll en transportant Alice Pleasance Liddell d’un quartier bourgeois du West End de Glasgow à Dennistoun, un quartier plus populaire. Là, elle tombe amoureuse d’un jeune homme-lapin. Mais au-delà de ce changement de décor, McKnight dote Alice d’une motivation et d’une antagoniste, absentes de la version classique. Cette Alice, née au XXIe siècle, est en quête de courage, d’imagination et d’amour – et, idéalement, d’un certificat de danse.

La jeune actrice Jorgey Scott-Learmonth illumine la scène dans le rôle d’Alice. Sa positivité inébranlable, rappelant celle d’Ellie Kemper dans la série Unbreakable Kimmy Schmidt, la rend aveugle aux menaces proférées par la Reine de Cœur (interprétée avec exubérance par Louise McCarthy, qui se révèle être la figure de pantomime la plus marquante de la production) et la rend irrésistiblement attachante aux yeux de Star Penders, dans le rôle d’un jeune lapin-homme immature. Leur baiser inévitable est savamment retardé tout au long du spectacle, suscitant l’hilarité.

McKnight a également mis à jour son scénario de 2017 en y intégrant des références à l’actualité, notamment le médicament Ozempic, la récente nomination d’Alan Cumming (lui-même ancien auteur de pantomimes au Tron) au poste de directeur du Pitlochry Festival Theatre, et une anecdote amusante sur Celia Imrie dans l’émission Celebrity Traitors. « Ce n’est pas grandiose, ce n’est pas brillant, mais c’est drôle », résume-t-on.

La mise en scène de Sally Reid est complétée par des performances remarquables de Catriona Faint, qui incarne le Chapelier avec un flegme désarmant, et de Marc Mackinnon, un Chenille à la mine lugubre et hilarante. Les sousdoublures Jessica Donnelly et Aidan MacColl apportent également une énergie supplémentaire aux chansons entraînantes de Ross Brown. Le décor, conçu par Kenny Miller, avec ses rayures et ses carreaux noirs et blancs contrastés, évoque à la fois une pastille à la menthe et un navire de camouflage, contribuant ainsi au sentiment de désorientation propre à ce spectacle délibérément absurde.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.