Publié le 1er janvier 2026 à 12h44. Une famille a été la cible d’une attaque à la bombe incendiaire dans le nord de Dublin, révélant une escalade inquiétante des méthodes d’intimidation liées au crime organisé en Irlande.
- Une attaque à la bombe incendiaire a gravement endommagé une maison à Finglas, blessant deux femmes et trois adolescents.
- La police irlandaise (Gardaí) estime que l’attaque était destinée à un homme lié au crime organisé, mais a visé la mauvaise adresse.
- Cet incident s’inscrit dans une série d’attaques criminelles similaires, dont deux autres ayant causé des blessures graves et un décès en quelques mois.
L’attaque survenue dans la nuit du Nouvel An, vers 0h45, a ravagé une grande maison de trois étages sur Creston Avenue à Finglas. Les dégâts sont estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros. Les occupants, dont des enfants, ont été blessés en tentant de s’échapper par les fenêtres, certains se coupant sur les bris de verre. Une femme a dû être secourue par les pompiers.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les victimes ont eu de la chance de survivre. Deux femmes, dont l’une dans la quarantaine et l’autre dans la vingtaine, ainsi que trois adolescents (deux filles et un garçon) ont été transportés à l’hôpital. Les blessures de la femme d’une quarantaine d’années et du jeune homme sont considérées comme graves, tandis que les blessures des trois autres ne mettent pas leur vie en danger, selon un communiqué de la Gardaí.
Les enquêteurs pensent que les gangs impliqués dans ces intimidations utilisent de jeunes hommes pour commettre ces actes de violence, souvent avec des conséquences imprévisibles. L’inexpérience de ces jeunes peut entraîner des erreurs d’adresse ou des dégâts plus importants que prévu.
Cet incident intervient quelques semaines après la mort tragique de Tadgh Farrell (4 ans) et de sa grand-tante Mary Hoult (60 ans) dans un incendie criminel à Edenderry, Co Offaly, le 6 décembre. Leur domicile avait été pris pour cible dans le but d’intimider un homme ayant des liens avec la propriété. La Gardaí soupçonne que l’incendie, initialement destiné à l’intimidation, est devenu incontrôlable, piégeant les victimes. La grand-mère du garçon et la sœur de Mme Hoult, également présentes dans la maison, ont réussi à s’échapper, mais la seconde a subi de graves brûlures.
Quinze jours avant ce double meurtre, une femme a été gravement brûlée chez elle à Clondalkin, Dublin, le 25 novembre. Elle avait répondu à un appel à la porte et a été aspergée d’un liquide inflammable avant d’être incendiée. La Gardaí estime qu’elle n’était pas la cible principale, mais qu’elle a été attaquée dans le cadre d’efforts visant à intimider un homme lié au trafic de drogue. Les policiers pensent également que cette femme a eu de la chance de survivre.
Bien qu’il n’y ait eu aucune fusillade mortelle entre gangs en 2025, la Gardaí est de plus en plus préoccupée par l’escalade des intimidations liées au trafic de drogue. Le surintendant en chef Seamus Boland, chef du Bureau des drogues et du crime organisé, a déclaré la semaine dernière à l’Irish Times que la lutte contre cette violence est désormais une priorité absolue pour la police.
La Gardaí a lancé un appel à témoins et examine les images de vidéosurveillance des caméras de surveillance des maisons et des entreprises voisines dans l’espoir d’identifier les auteurs de l’attaque de Finglas. Les pompiers de Dublin ont indiqué que six ambulances et des unités spécialisées, dont un camion-citerne d’eau et une échelle tournante, ont été déployées sur les lieux. Une personne a été secourue par les pompiers équipés d’un appareil respiratoire et a reçu les premiers soins sur place.