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Greatest film-maker this country has produced’: Peter Weir receives inaugural AFTRS lifetime achievement award

Peter Weir, réalisateur de 81 ans, a reçu le premier prix d'excellence pour l'ensemble de sa carrière de l'Australian Film Television and Radio School (AFTRS) le mercredi 10 juin 2026. Remis lors du 73e Sydney Film Festival par…

L'influence de Peter Weir sur l'identité culturelle australienne

Peter Weir, réalisateur de 81 ans, a reçu le premier prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière de l’Australian Film Television and Radio School (AFTRS) le mercredi 10 juin 2026. Remis lors du 73e Sydney Film Festival par Rachel Perkins, ce trophée souligne l’impact mondial du cinéaste sur l’art et la narration.

L’influence de Peter Weir sur l’identité culturelle australienne

Le choix de Peter Weir comme premier récipiendaire de ce prix a été unanime. Selon The Guardian, la présidente du conseil de l’AFTRS, Rachel Perkins, a décrit le cinéaste comme le plus grand cinéaste que ce pays ait produit. Pour Perkins, l’œuvre de Weir a permis de définir ce que nous appelons la culture australienne, notamment à travers les thèmes de la camaraderie et de l’anti-autoritarisme explorés dans *Gallipoli* (1981). L’impact de Weir dépasse la simple technique cinématographique. Rachel Perkins a souligné que, pour les populations autochtones, les films de Weir ont offert une reconnaissance essentielle : En tant que personnes aborigènes, nous nous sommes sentis vus dans vos films. Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de l’AFTRS de récompenser des artistes ayant façonné les voix et la narration australiennes. Tant de gens se souviennent d’où ils étaient et de ce qu’ils ressentaient en regardant un film de Peter Weir. C’est une œuvre qui résonne si profondément, particulièrement chez les Australiens, qu’elle a en partie défini la notion de qui nous sommes. Ce n’est pas un mince exploit.Rachel Perkins, présidente du conseil de l’AFTRS, via The Curb

Un parcours entre Sydney et Hollywood

Un parcours entre Sydney et Hollywood
La carrière de Peter Weir s’étend sur plusieurs décennies et deux continents. Il a débuté avec *Homesdale*, dont la première a eu lieu au Sydney Film Festival en 1971, remportant le Grand Prix AFI la même année, comme le rapporte City Hub. Son travail a marqué la « nouvelle vague » du cinéma australien, notamment avec le thriller *The Last Wave* (1977) mettant en vedette David Gulpilil. Le passage de Weir vers Hollywood a consolidé sa réputation mondiale avec des classiques tels que *Le Cercle des poètes disparus* et *The Truman Show*. Toutefois, les sources divergent sur l’étendue exacte de sa filmographie : alors que The Guardian mentionne 13 films réalisés au cours de 43 ans, City Hub fait état d’un portfolio de 31 films. Cette trajectoire a permis à Weir de diriger des acteurs de premier plan dans des rôles fondateurs, dont Russell Crowe, Ethan Hawke, Jim Carrey et Mel Gibson. Son influence sur le métier est telle qu’il a été le premier cinéaste australien à recevoir un Oscar honorifique en 2022.

Les coulisses de The Truman Show et Le Cercle des poètes disparus

Les coulisses de The Truman Show et Le Cercle des poètes disparus
Lors de la conférence annuelle Ian McPherson, tenue en compagnie de l’acteur Rob Carlton, Weir a partagé des anecdotes sur ses processus de création. Il a révélé avoir initialement refusé de réaliser la comédie dystopique *The Truman Show*. Ce n’est qu’après avoir relu le scénario d’Andrew Niccol qu’il a contacté son agent pour revenir sur sa décision. Son agent, connaissant ses hésitations habituelles, aurait simplement répondu : Je sais comment vous travaillez. Le réalisateur a également évoqué sa rencontre fortuite avec Robin Williams sur une plage du nord de Sydney, un an avant le tournage du *Cercle des poètes disparus*. Invitant l’acteur à prendre un café dans son jardin, Weir lui aurait alors lancé : Ne serait-ce pas génial de faire quelque chose ensemble ? Pour Weir, le cinéma reste une discipline imprévisible. Il a décrit le processus de fabrication d’un film comme étant mercuriel, incontrôlable, inconnaissable.

La retraite d’un maître et l’objet du prix

Après une carrière riche, Peter Weir s’est éloigné des plateaux. Si City Hub indique un retrait progressif après la sortie de *The Way Back* en 2010, The Guardian précise que le réalisateur a officiellement pris sa retraite en 2024. Lors d’une apparition au Festival de la Cinémathèque à Paris cette même année, Weir a justifié cet arrêt par un manque d’énergie. Le prix de l’AFTRS n’est pas seulement symbolique par son titre, mais aussi par sa forme. Selon The Curb, le trophée est une œuvre créée par l’artiste des Premières Nations Andrew Snelgar. L’émotion était palpable lors de la cérémonie dans sa ville natale. Weir a qualifié la réception de tels éloges de tout à fait accablante. En tant que cinéastes, on passe d’un film à l’autre et on ne regarde pas beaucoup en arrière. C’est maintenant le moment de ma vie où je regarde en arrière, alors quelque chose comme cela est un très beau merci d’une certaine manière. Je l’apprécie beaucoup.Peter Weir, réalisateur Ce prix inaugural marque le début d’une tradition annuelle pour l’AFTRS, visant à honorer les personnalités dont les contributions durables ont marqué les industries de l’écran ou de l’audio. En choisissant Weir, l’institution ancre ses valeurs dans l’excellence technique et la générosité envers les nouvelles générations de cinéastes.

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La retraite d'un maître et l'objet du prix
Photo: cityhub.com.au

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.