Home Divertissement‘Hardcore had a level of violence I was really interested in’: the thrash solos and beatdowns of False Reality | Music

‘Hardcore had a level of violence I was really interested in’: the thrash solos and beatdowns of False Reality | Music

by Antoine Girard

La scène hardcore connaît un regain d’intérêt, et un nouveau nom se distingue : False Reality. Ce groupe londonien, porté par une décennie d’expérience collective et une volonté de repousser les limites du genre, a dévoilé en novembre dernier son premier album, Faded Intentions.

False Reality n’est pas un groupe de nouveaux venus, malgré la sortie récente de son premier opus. La chanteuse Rachel Rigby a débuté en tant que promotrice de concerts à Essex et à Londres dès son adolescence, avant de se lancer dans l’organisation de festivals dans sa vingtaine. Confrontée à un manque flagrant de représentation féminine au sein des groupes qu’elle programmait, elle a décidé de créer le sien.

« J’ai estimé qu’il était important de faire passer un message, explique-t-elle. J’ai rencontré la plupart de mes amis grâce au hardcore ; la seule chose que je n’avais pas encore faite, c’était de faire partie d’un groupe. » Sa voix, brute et puissante, occupe une place centrale sur l’album, donnant à chaque morceau une intensité comparable à celle d’un concert en direct.

Le guitariste Dave Connolly, le membre le plus âgé du groupe, a fait ses armes au sein de formations telles que Ironed Out, 50 Caliber et Bun Dem Out. L’ensemble du groupe est lié au label londonien Rucktion Records, fondé à la fin des années 1990 avec l’ambition de créer une scène comparable à celle de New York. Des groupes londoniens comme Knuckledust sont ainsi devenus les équivalents locaux de formations new-yorkaises comme Madball, offrant un son percutant et énergique.

Le batteur Louis Dale attribue à l’univers de Rucktion Records sa première immersion dans ce style musical. « La physicalité et la précision de la musique m’ont littéralement assommé, et il y avait aussi, honnêtement, un niveau de violence qui m’intéressait beaucoup, confie-t-il. C’est dangereux et excitant. » Le bassiste Joe Cornwell, quant à lui, est un fervent amateur de metalcore mélodique, notamment de groupes comme Poison the Well, et apporte une énergie débordante au groupe.

Bien que le hardcore soit un mouvement DIY qui privilégie généralement les nouveaux talents, l’expérience cumulée des membres de False Reality confère à Faded Intentions une véritable singularité. Après avoir joué et fait du moshing à des milliers de concerts, ils ont développé une oreille attentive à ce qui fait vibrer une salle et une musicalité qui dépasse la formule classique des trois accords et des breakdowns.

L’album Faded Intentions se distingue par ses changements de rythme dynamiques et inattendus. Les amateurs de metal retrouveront des solos de guitare inspirés des débuts de Metallica, Slayer et Arcangel, tandis que les fans de hardcore apprécieront les passages à deux temps. La puissance de la musique est renforcée par la fougue de Rachel Rigby. Sur le titre « Cost of Spite », ses paroles résonnent avec force : « Suffer, set it off, trapped in unequal life. » Elle explique que cette chanson traite de « la colère ressentie lorsque son travail acharné et ses passions sont réduits à son genre, sa couleur de peau ou son orientation sexuelle, mais aussi du dépassement de cette colère, sans pour autant renier ses convictions pour apaiser les autres. »

L’élément le plus surprenant et distinctif de la musique de False Reality réside dans l’intégration de sonorités shoegaze. Bien que le shoegaze puisse être assourdissant, il n’est pas nécessairement lourd. Sur des morceaux comme « Sonder », le groupe inonde les breakdowns de distorsion et de chaînes vocales mélodiques. « Nous adorons le son de Deftones et nous l’avons intégré à notre univers, explique Louis Dale. Ajouter un interlude, c’est une chose, mais transformer le shoegaze en une chanson de False Reality en est une autre. Nous voulions subvertir les attentes quant à ce qu’un groupe de hardcore devrait faire. Nous voulions sortir quelque chose d’inattendu avec notre premier album – et nous en sommes fiers. »

False Reality se produira au festival Collision à Bedford le 11 avril prochain.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.