À l’occasion de la réédition de son album emblématique Eye to the Telescope, l’artiste britannique Kim Wilde revient sur les chansons qui ont jalonné sa vie, de son premier coup de cœur musical à celles qui l’accompagnent encore aujourd’hui.
L’artiste se souvient avec nostalgie de sa première fascination musicale : « J’ai découvert Kim Wilde interprétant Kids in America sur Top of the Pops et j’ai tout de suite pensé qu’elle ressemblait à Marilyn Monroe portant une veste de motard en cuir. » Elle était, selon ses dires, une figure cool et britannique interprétant un morceau aux sonorités résolument américaines.
Son premier achat de disque, lui, est lié à l’ambiance des années 1980. Fan de Wham!, Bros, Madonna et Bon Jovi, elle a pu acquérir Heaven Or Las Vegas des Cocteau Twins grâce à des bons d’achat remportés lors d’un concours d’écriture. Un conseil de son ami goth l’avait orientée vers cette boutique de disques à Dundee.
Lors de soirées karaoké, un choix s’impose toujours : « Faith de George Michael, à chaque fois, sans exception. » Un autre titre, Tangled Up in Blue de Bob Dylan, lui a demandé un apprentissage intensif. « J’ai dû apprendre toutes les paroles pour un hommage à Bob Dylan, mais je n’avais pas réalisé l’ampleur du texte. Le public était composé de fans inconditionnels, je ne pouvais pas me permettre la moindre erreur. C’était difficile, mais je suis heureuse de l’avoir fait. C’est une chanson magnifique. »
Pour animer une soirée, elle n’hésite pas : « J’étais une vraie clubbeuse dans ma jeunesse et j’étais obsédée par Pump Up the Jam de Technotronic. » Mais il y a une chanson qu’elle ne peut plus écouter, l’une de ses propres compositions, Throw Me a Rope. Initialement dédiée à un ancien amour, elle l’interprète désormais en pensant à Millie, son miniature pinscher.
Concernant les plaisirs coupables, elle refuse de les catégoriser : « On ne peut pas s’interdire d’aimer ce que l’on aime. Je ne dirai pas que You’re the Voice de John Farnham est un plaisir coupable, mais ce n’est certainement pas une chanson qui plaît à tout le monde. J’aime particulièrement la présence de la cornemuse, un instrument trop rare dans la musique pop. »
Sur la question des chansons propices à l’intimité, elle reste discrète : « Je ne vais pas révéler mes secrets. Et non, je n’ai jamais essayé d’avoir des relations sexuelles sur ma propre musique – l’idée même est répugnante. »
C’est pourtant une vidéo qui a changé le cours de sa vie : celle de Loser de Beck. « En la regardant, j’ai compris ce que je voulais faire : créer de la musique comme ça. » Pour bien démarrer la journée, elle a besoin d’un coup de fouet : « Je ne suis pas du matin, donc j’ai besoin de quelque chose qui vous réveille en pleine face, comme Sabotage des Beastie Boys. »
Même si elle ne se considère pas comme une personne sensible, une chanson parvient à la toucher profondément : « The Circle Game de Joni Mitchell, en particulier la version live de l’album Miles of Aisles, me bouleverse. C’est cette idée du temps qui passe sans qu’on s’en rende compte, et puis soudain, des années se sont écoulées. »
Enfin, pour ses funérailles, elle a déjà choisi le morceau qui l’accompagnera : I Want You Back des Jackson 5.
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