Publié le 6 janvier 2026 à 14h33, mis à jour à 18h12. Le groupe de droite (Høyre) a annoncé ce lundi la suspension des négociations concernant le nouveau plan de circulation à Trondheim, invoquant des désaccords majeurs sur la question des parkings souterrains.
- Le groupe Høyre justifie sa décision par l’absence de concessions sur la question des parkings souterrains sous la porte d’Olav Tryggvasons.
- MDG, partenaire de la coalition municipale, convoque une réunion extraordinaire pour évaluer les conséquences de cette rupture.
- La proposition de plan de circulation, qui divise la ville en zones de circulation restreinte, suscite de vives critiques et un scepticisme croissant parmi les habitants.
La rupture des négociations intervient après des semaines de tensions au sein de la coalition municipale, composée de Høyre, Venstre et MDG, concernant l’avenir de la mobilité urbaine à Trondheim. Mads Ramo, chef du groupe Høyre, a confirmé la décision à la chaîne de télévision NRK, expliquant que les discussions n’avaient pas abouti à un compromis acceptable.
Selon Høyre, la condition préalable à la reprise des négociations est la suppression de toute mention concernant la construction de parkings souterrains sous la porte d’Olav Tryggvasons, un point de discorde majeur. Le parti estime que cette exigence est essentielle pour garantir l’acceptabilité du plan de circulation auprès de la population.
La décision de Høyre a provoqué une réaction immédiate de MDG, qui a annoncé la convocation d’une réunion de groupe extraordinaire ce soir pour déterminer la suite des événements. Tore Dyrendahl, chef de groupe de MDG, a exprimé sa déception face à cette rupture, soulignant que la coopération avec Høyre était basée sur la volonté de progresser en matière de politique environnementale.
« C’est une question très importante pour nous et Høyre le sait. »
Tore Dyrendahl, chef de groupe MDG
Le projet de plan de circulation, présenté le 4 novembre dernier, prévoit de diviser le centre-ville de Trondheim en trois zones distinctes. Les automobilistes seraient contraints de rester dans la zone où ils se trouvent et ne pourraient pas traverser les autres zones, dans le but de réduire le trafic automobile en centre-ville. Une enquête menée en décembre a révélé qu’environ deux tiers des habitants de Trondheim se montrent sceptiques face à cette proposition. Des voix se sont également élevées pour demander l’organisation d’un référendum sur le projet, notamment du côté du FRP.
Erling Moe, chef de groupe de Venstre et maire par intérim de Trondheim en raison de l’absence de Kent Ranum, a appelé au calme et à la recherche d’une solution. Il a exprimé l’espoir que Høyre revienne sur sa décision et participe à la poursuite des négociations.
« Je crois et j’espère à la fois que Høyre reviendra parmi nous. »
Erling Moe, chef de groupe Venstre et maire par intérim
Silje Salomonsen, chef de groupe de SV au conseil municipal, a critiqué l’attitude de Høyre, estimant que le parti n’avait jamais eu l’intention de parvenir à un accord sur le plan de circulation. Elle a dénoncé une manœuvre politique visant à saboter le projet et a souligné la fragilité de la coalition municipale.
« C’est complètement absurde de la part d’un parti au pouvoir et cela montre à quel point l’ensemble du conseil municipal est fragile. »
Silje Salomonsen, chef de groupe SV
Kjetil Reinskou, président du conseil municipal, a reconnu que la coopération municipale pourrait être remise en question, mais a souligné les nombreux succès obtenus par la coalition jusqu’à présent. Il a exprimé l’espoir que MDG choisira de poursuivre les négociations et de trouver un terrain d’entente.
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