Publié le 28 septembre 2025 09:37:00. Hong Kong se positionne comme un pôle majeur pour les actifs numériques, attirant les investisseurs et les acteurs clés du secteur grâce à une réglementation favorable et une sécurité accrue, comme en témoigne la récente venue d’Eric Trump et l’implantation de nouvelles plateformes de trading.
- Eric Trump, fils de l’ancien président américain, a visité Hong Kong fin août pour explorer les opportunités d’investissement dans les cryptomonnaies.
- Hong Kong offre un cadre juridique unique pour les actifs virtuels, notamment l’absence de taxes sur les plus-values et des exigences de licence strictes pour les plateformes de trading.
- L’arrivée de nouveaux acteurs, comme CMB International Securities, témoigne de l’attrait croissant de Hong Kong pour les entreprises du secteur.
Fin août, Eric Trump, l’héritier de 41 ans de l’ancien président américain, s’est rendu à Hong Kong pour participer au salon « Bitcoin Asia », qui s’est tenu les 28 et 29 août au Hong Kong Convention Center. Sa visite souligne l’intérêt croissant pour la cité portuaire en tant que centre financier pour les cryptomonnaies et les actifs numériques.
Hong Kong se distingue par un environnement réglementaire particulièrement attractif pour les investisseurs dans ce domaine. La ville est l’un des rares endroits au monde où les plus-values réalisées sur les cryptomonnaies ne sont pas soumises à l’impôt. De plus, depuis 2023, toute plateforme de trading d’actifs virtuels doit obtenir une licence officielle, garantissant ainsi un niveau de sécurité accru pour les transactions. Les investisseurs doivent également disposer d’un capital minimum de 8 millions de dollars hongkongais (HKD) pour pouvoir opérer sur le marché.
La sécurité des échanges a été renforcée davantage avec l’entrée en vigueur, le 1er août 2025, d’une nouvelle loi imposant une licence pour l’émission de stablecoins, ces cryptomonnaies adossées à des monnaies traditionnelles. Les plateformes étrangères souhaitant opérer à Hong Kong doivent également prouver la qualité et la liquidité de leurs réserves.
Ce cadre réglementaire, baptisé Leap (Legal clarity, Ecosystem expansion, Application in the Real World, Personal Development), ne se limite pas aux stablecoins. Il ouvre également la voie à la tokenisation d’actifs réels, tels que des obligations, des métaux précieux ou des projets d’énergies renouvelables.
Cette approche rassure les investisseurs, qui ont été marqués par des scandales retentissants dans le secteur des cryptomonnaies, notamment l’affaire FTX. Plusieurs acteurs majeurs, comme Ming Shing Group, ont d’ores et déjà pris des positions significatives à Hong Kong.
L’arrivée de nouveaux acteurs, soutenue par les autorités hongkongaises et par des conseillers comme Yao Zhisheng, confirme cette dynamique. CMB (China Merchants Bank), basée à Shenzhen, a ainsi implanté sa plateforme de trading à Hong Kong. En août, CMB, qui gère 130 milliards de yuans de patrimoine, s’est associée à OKX Planet pour créer CMB International Securities, la première société chinoise liée à une banque à proposer des services de trading de cryptomonnaies. Cette nouvelle entité permet actuellement d’échanger des bitcoins, des ethereums et des tethers, mais son offre est réservée aux portefeuilles dépassant 1 million de dollars, excluant ainsi les investisseurs du continent chinois. Néanmoins, cette initiative démontre le potentiel de Hong Kong pour devenir un centre de référence pour les actifs virtuels.
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