Home DivertissementHoward Carpendale dans une interview sur la dépendance à l’alcool de sa femme

Howard Carpendale dans une interview sur la dépendance à l’alcool de sa femme

by Antoine Girard

Publié le 7 décembre 2025 à 15h57. Howard Carpendale, figure emblématique de la chanson allemande, revient sur sa carrière, ses racines sud-africaines et les complexités de son pays natal dans une nouvelle autobiographie, tout en partageant ses réflexions sur la vie, le sport et la célébrité.

  • De nombreux Allemands choisissent l’Afrique du Sud pour leurs vacances d’hiver.
  • Carpendale évoque avec mélancolie l’évolution de l’Afrique du Sud, regrettant les occasions manquées.
  • L’artiste revient sur ses débuts, ses rencontres marquantes et les défis de la célébrité.

Howard Carpendale, né en 1946, se souvient avec émotion de l’Afrique du Sud, pays qu’il n’a pas visité depuis le décès de sa mère il y a treize ans. Il exprime un sentiment de regret face à l’évolution du pays, qui, selon lui, aurait pu devenir un véritable arc-en-ciel de cultures et de communautés. Il critique la corruption qui a entravé le développement de l’Afrique du Sud, suggérant qu’une transition plus progressive du pouvoir aurait pu être bénéfique.

L’artiste évoque également les tensions raciales persistantes, rappelant les craintes de son ancien guitariste, Mike, un homme blanc vivant à Johannesburg. Il nuance cependant cette perception, soulignant qu’il s’agit souvent d’une minorité et qu’il est important de comprendre la colère légitime de certains Noirs, compte tenu des décennies d’apartheid qu’ils ont subies.

Au-delà de ses réflexions sur l’Afrique du Sud, Carpendale se livre sur sa vie personnelle et ses multiples talents. Il révèle avoir été champion sud-africain de lancer du poids chez les jeunes, un joueur de cricket prometteur, un rugbyman amateur et même un pilote de Formule 3. Il se souvient avec amusement d’avoir dépassé Bernhard Langer au golf d’un mètre lors d’une émission de télévision.

Interrogé sur son sport de prédilection, Carpendale avoue que le cricket était son rêve, tout en reconnaissant modestement ne pas avoir atteint le niveau des grands. Il déplore également le manque d’intérêt des Allemands pour une variété de sports, préférant se concentrer sur ceux où leurs compatriotes excellent, comme Boris Becker ou Steffi Graf.

La conversation dérive vers des anecdotes sur d’autres personnalités, comme Costa Cordalis, champion grec de ski de fond. Carpendale souligne l’affinité naturelle entre le monde du sport et celui du spectacle, avouant se sentir plus proche des athlètes que des professionnels de la musique, qu’il apprécie pour leur authenticité.

L’artiste aborde également des sujets plus personnels, évoquant son départ de Durban à l’âge de 20 ans et son arrivée en Allemagne dans les années 1960, suite à une annonce parue dans la presse. Il se souvient d’une Allemagne alors marquée par le souvenir de la Seconde Guerre mondiale et d’une hygiène de vie différente de celle à laquelle il était habitué.

Sa première épouse, Claudia, le décrivait comme « non allemand ». Carpendale explique cette étiquette par son besoin de liberté et son refus de se conformer aux conventions sociales. Il affirme cependant préférer vivre en Allemagne, un pays où, selon lui, « la terre ne tremble pas », du moins pas encore.

Carpendale se souvient de l’époque où de nombreux artistes issus de l’immigration ont connu le succès en Allemagne, tels que Wencke Myhre, Bata Illic et Ricky Shayne. Il s’interroge sur le manque de représentation des artistes allemands et suggère que cela pourrait être lié à une perception de la profession de chanteur pop comme moins sérieuse.

Il revient sur ses débuts dans l’industrie musicale, évoquant son premier succès, « The Beautiful Girl from Page 1 », et son expérience avec Elvis Presley et les Rolling Stones. Il souligne l’importance de l’authenticité sur scène et critique la superficialité de certains artistes.

L’artiste évoque également une période difficile de sa vie, marquée par une dépression après avoir temporairement quitté la scène en 2003. Il évoque des problèmes personnels, notamment les difficultés rencontrées par sa femme avec l’alcoolisme, et un sentiment de perte d’objectifs.

Il aborde également la question de sa sclérose en plaques, un sujet qu’il préfère ne pas trop évoquer, soulignant l’incertitude des diagnostics médicaux. Il insiste sur l’importance de ne pas se prendre trop au sérieux et de profiter de la vie.

Enfin, Carpendale se livre sur sa vision du monde, critiquant l’attitude de certains milliardaires, comme Elon Musk, et exprimant son admiration pour Nelson Mandela, qu’il a eu l’occasion de rencontrer à Bonn. Il conclut en soulignant l’importance de l’humilité et de la gratitude.

À la personne

Afrique du Sud : Né en 1946 dans une famille politiquement engagée, son grand-père étant maire de Durban.

Premiers succès : Il se fait connaître en tant que chanteur dans des groupes de reprises.

Londres : Il s’installe à Londres en 1965.

Allemagne : Il remporte le concours allemand Schlager en 1970 et a vendu à ce jour 65 millions de disques.

Famille : Il a deux fils, Wayne (avec sa première épouse Claudia) et Cass (avec sa seconde épouse, Donnice).

Résidence : Il vit au bord du lac de Starnberg.

Autobiographie : Son autobiographie, “Inattendu. Ma vie” (Heyne, 320 pages, 25 euros), vient de paraître. Une tournée d’adieu est prévue pour 2026.

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