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by Clara Dubois

Un projet informatique initialement estimé à 370 millions de dollars néo-zélandais (environ 220 millions d’euros) s’est transformé en un fiasco budgétaire, atteignant désormais plus de 2,3 milliards de dollars néo-zélandais (environ 1,4 milliard d’euros). Cette débâcle, concernant le système de paie et de ressources humaines du secteur public, soulève de vives critiques et interroge sur la gestion des fonds publics.

Le projet, baptisé Pay Equity, visait à moderniser et à centraliser les systèmes de paie et de gestion des ressources humaines pour l’ensemble des agences gouvernementales néo-zélandaises. Lancé en 2019, il devait simplifier les processus administratifs et garantir une plus grande équité salariale. Cependant, dès le début, le projet a été confronté à des retards importants et à des dépassements de coûts considérables.

Selon les informations disponibles, le coût initial de 370 millions de dollars néo-zélandais a été revu à la hausse à plusieurs reprises. En 2023, une première estimation prévoyait un coût de 1,4 milliard de dollars néo-zélandais. Le montant actuel de 2,3 milliards de dollars néo-zélandais représente une augmentation de plus de 600 % par rapport au budget initial. « Nous sommes profondément préoccupés par l’escalade des coûts et les retards continus », a déclaré un responsable du gouvernement, sans être nommé dans le document source.

Les causes de ces dépassements de coûts sont multiples. Des problèmes de planification, des changements fréquents de spécifications et des difficultés à intégrer les différents systèmes informatiques des agences gouvernementales ont contribué à l’enlisement du projet. Par ailleurs, le recours à des consultants externes coûteux a également pesé sur le budget.

À ce stade, le gouvernement néo-zélandais a annoncé la suspension du projet Pay Equity et a lancé une enquête indépendante pour déterminer les responsabilités et identifier les leçons à tirer de cet échec. L’enquête devra notamment évaluer la pertinence des choix technologiques et la qualité de la gestion du projet.

Les prochaines étapes consistent à mener à bien cette enquête et à élaborer un plan d’action pour mettre en place un système de paie et de gestion des ressources humaines efficace et abordable pour le secteur public néo-zélandais. Aucune nouvelle date de lancement n’a été communiquée.

À retenir

  • Le coût du projet Pay Equity a explosé, passant de 370 millions à 2,3 milliards de dollars néo-zélandais.
  • Le projet, visant à moderniser la gestion des ressources humaines du secteur public, a été suspendu.
  • Une enquête indépendante a été lancée pour déterminer les causes de cet échec et les responsabilités.

Contexte

La Nouvelle-Zélande, reconnue pour son engagement envers l’innovation technologique, a investi massivement dans la modernisation de son administration publique ces dernières années. Le projet Pay Equity s’inscrivait dans cette démarche, visant à améliorer l’efficacité et la transparence des services gouvernementaux.

Ce qui change

La suspension du projet Pay Equity impacte l’ensemble des agences gouvernementales néo-zélandaises et retarde la mise en place d’un système de paie et de gestion des ressources humaines modernisé. Cela pourrait entraîner des difficultés administratives et des retards dans le paiement des salaires des fonctionnaires.

Prochaines étapes

Les résultats de l’enquête indépendante sont attendus dans les prochains mois. Le gouvernement devra ensuite prendre des décisions concernant l’avenir du projet Pay Equity, en tenant compte des recommandations de l’enquête.

Chiffres clés

Indicateur Valeur
Coût initial du projet 370 millions de dollars néo-zélandais (environ 220 millions d’euros)
Coût actuel du projet 2,3 milliards de dollars néo-zélandais (environ 1,4 milliard d’euros)
Année de lancement du projet 2019

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