De Stevie Wonder à Earth, Wind & Fire, en passant par une sérénade improvisée avec Novak Djokovic, le musicien Jacob Collier dévoile les chansons qui ont marqué sa vie et son parcours artistique, des premières émotions de l’enfance aux hymnes qui célèbrent l’existence.
Pour Jacob Collier, la musique est bien plus qu’un simple accompagnement : c’est une force vitale qui influence chaque aspect de son être. Il se souvient avec précision de sa toute première fascination musicale, une émotion ressentie dès l’âge de deux ans en écoutant « Did I Hear You Say You Love Me » de Stevie Wonder. « C’était comme une fenêtre qui s’ouvrait sur un monde nouveau », confie-t-il.
Son premier achat musical, à l’âge de 13 ans, a été un single d’iTunes du groupe a cappella Take 6. Ce groupe, composé de six voix, explorant les genres gospel et jazz, a eu un impact profond sur son imagination créative. Collier décrit leur morceau « He Never Sleeps » comme possédant « le voyage harmonique le plus incroyable ».
Plus récemment, le musicien a vécu une expérience surréaliste en participant à une session de karaoké avec le joueur de tennis Novak Djokovic. « Il voulait chanter ‘Livin’ on a Prayer’ de Bon Jovi, mais il a insisté pour que je monte sur scène avec lui », raconte Collier. Ils ont interprété le titre en harmonie, un moment qu’il qualifie de mémorable.
Parmi les chansons dont il connaît chaque parole, chaque note, chaque accord, Jacob Collier cite « Photoshop Handsome » du groupe Everything Everything. Il a appris les paroles de ce morceau complexe et rapide avec une détermination quasi religieuse, se sentant particulièrement ingénieux une fois la chanson maîtrisée. « Les paroles sont folles, rapides et aléatoires – c’est extraordinairement vivant », explique-t-il.
Lors d’une soirée après les Grammy Awards en 2020, Jacob Collier a assisté à une performance de DJ d’Alicia Keys. Elle a alors diffusé « Magalenha » de Sérgio Mendes, un morceau qu’il décrit comme un véritable « boost de sérotonine » et un hymne universel. Il s’agit même de la première chanson qu’il diffuse dans les coulisses de ses concerts.
Contrairement à certains, Collier ne s’autorise pas à écouter de musique pendant les moments intimes. Il explique que son cerveau analyse et participe instinctivement à la musique, ce qui peut être distrayant. S’il n’était pas musicien, il opterait pour une musique minimaliste, comme celle de Tristan Perich, notamment la section 6 de son album « Open Symmetry ».
La chanson qui le touche aux larmes est « Like the Morning Dew » de Laura Mvula. Il est profondément ému par la manière dont l’artiste s’affirme avec une vulnérabilité et une profondeur exceptionnelles. « Elle est tellement à l’aise avec sa propre profondeur et son propre côté sombre, même si la chanson rayonne d’une belle harmonie », précise-t-il. Il y perçoit une forme d’euphorie.
Enfin, Jacob Collier a choisi « September » d’Earth, Wind & Fire comme musique pour ses funérailles. Il considère ce titre comme le meilleur du monde, porteur d’une énergie positive, de convivialité, d’amitié et de célébration. « C’est une expérience humaine extraordinaire, un sentiment de joie et de gratitude d’être ici », affirme-t-il. « Elle me rappelle pourquoi je suis vivant, et j’aimerais offrir ce sentiment aux autres. C’est la conclusion ultime de mon grand concert sur Terre ! »
Le nouvel album de Jacob Collier, « The Light For Days », est disponible dès maintenant via Fontana/Interscope/Hajanga. Les dates de sa prochaine tournée sont disponibles sur jacobcollier.com.