Publié le 2026-01-12 23:44:00. L’ancien gardien de but argentin Matías Ibáñez a troqué les terrains de football pour le secteur du tourisme à Bahía Blanca, après une carrière marquée par un arrêt décisif en première division et une prise de conscience progressive de l’inéluctabilité de la retraite sportive.
- Matías Ibáñez a pris sa retraite du football professionnel et s’est lancé dans le tourisme à Bahía Blanca.
- Un arrêt crucial lors de son premier match en première division, en 2011, a marqué le début de sa carrière.
- Il gère désormais une agence de voyages florissante à Miami, avec près de 100 appartements en location.
Après avoir raccroché les gants, Matías Ibáñez a embrassé une nouvelle vie loin des stades. Il est aujourd’hui à la tête d’une agence de voyages prospère, spécialisée dans les locations de courte durée à Miami, une transition qu’il a préparée avec méthode et une vision claire de l’avenir.
L’histoire de ce changement de cap commence en 2011, lors d’un match contre Quilmes. Remplaçant Laureano Tombolini suite à une blessure, Ibáñez s’est révélé en effectuant une série d’arrêts décisifs qui ont permis à son équipe d’éviter une descente en deuxième division, après une promotion mémorable contre Belgrano. Cet exploit précoce a marqué les esprits, mais n’a pas pour autant occulté la conscience grandissante de la finitude d’une carrière sportive.
Le tournant décisif est survenu en 2016, après son titre de champion avec Lanús. C’est à ce moment-là qu’Ibáñez a commencé à ressentir que la retraite se rapprochait, une étape inévitable pour tout athlète professionnel. Il a alors entrepris un travail de préparation mentale, accompagné par des psychologues, pour accepter cette réalité.
« Il faut se préparer et savoir que le football est fini. J’ai parlé avec des psychologues et je suis arrivé à la conclusion que je ne retrouverai nulle part l’adrénaline que j’avais ressentie avant les matchs. C’est une étape qui se termine. »
Matías Ibáñez, ancien gardien de but, aujourd’hui propriétaire d’une agence de tourisme
Parallèlement à sa carrière sportive, Ibáñez a développé une activité de location d’appartements aux États-Unis, une expérience qui lui a permis d’acquérir des connaissances précieuses dans le secteur du tourisme. Il a ensuite ouvert sa propre agence de voyages à Bahía Blanca, mettant à profit son réseau et son expertise.
Son parcours footballistique l’a mené à porter les couleurs de San Lorenzo, Racing et Eibar (Espagne), entre autres équipes. Durant cette période, il a également suivi des formations de directeur technique, de conseiller sportif, d’entraîneur des gardiens et de scouting, anticipant ainsi son avenir professionnel.
L’entrepreneur a investi une partie de ses revenus dans l’acquisition de biens immobiliers, en collaboration avec des partenaires, et propose désormais un service de location journalière et hebdomadaire à Miami. Il a également développé une forte présence sur les réseaux sociaux, avec deux comptes Instagram comptant près de 400 000 abonnés.
La ville de Miami, qui accueillera de nombreux matchs de la prochaine Coupe du Monde, connaît actuellement une forte demande en matière de logements. Ibáñez propose des forfaits incluant des transferts et des hébergements variés, allant de 150 $ à 2 500 $ par jour. Les forfaits les plus complets, incluant l’accès à trois matchs de la phase de groupes, atteignent les 10 000 $.
Malgré ce succès, Ibáñez n’oublie pas les difficultés rencontrées par sa ville natale. En mars 2025, une tempête sans précédent a dévasté Bahía Blanca, inondant les locaux de son agence et retardant son ouverture. Il dénonce le manque d’action de la municipalité et salue la solidarité des habitants du pays, qui ont fait des dons pour aider les victimes.
« La ville est la même qu’après le déluge. La municipalité n’a pratiquement rien fait. Les ponts sont toujours coupés. Si quelque chose a changé, c’est grâce à la solidarité des personnes de tout le pays qui ont fait des dons. »
Matías Ibáñez, propriétaire d’une agence de tourisme à Bahía Blanca
Ibáñez, qui se décrit comme un “vendeur de bonheur”, est convaincu d’avoir trouvé sa voie. Il continue de se former et de s’investir dans son entreprise, conscient que le travail acharné est le meilleur exemple qu’il puisse donner à ses deux filles, Victoria et Catalina.
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