Un jeune architecte italien, parti faire ses armes à Londres, a été personnellement félicité par le roi Charles III pour sa contribution à la rénovation de la National Gallery. L’histoire de Livio Mazzoleni, originaire de la province de Bergame, illustre la réussite possible pour ceux qui osent quitter leur pays à la recherche d’opportunités.
Livio Mazzoleni, 34 ans, a été distingué comme la « Voix Lombarde dans le monde » par les médias italiens, en reconnaissance de son travail sur des projets majeurs de la National Gallery. C’est lors d’un événement célébrant ces rénovations que le roi Charles III lui a serré la main, un geste qui souligne l’importance de sa contribution.
Fils d’un électricien et d’une commerçante, Mazzoleni a obtenu un diplôme en architecture et en ingénierie à Lecco. Confronté à un marché de l’emploi limité en Italie, il a décidé de tenter sa chance à Londres en 2019, juste avant le Brexit.
Ses débuts furent modestes. Après avoir travaillé sur divers chantiers, notamment sur l’abri du barrage de Gleno et lors de la restauration de l’Albergo Diurno, il a dû accepter des emplois dans un bar, un magasin de décoration et une chaîne de meubles pour subvenir à ses besoins. Il y a travaillé comme designer tout en continuant à se former et à tisser un réseau professionnel.
C’est lors d’un séminaire qu’il a appris que la National Gallery recherchait du personnel pour son département des bâtiments. Après un entretien, il a été embauché. Sa première mission fut la rénovation des sanitaires du musée. Il a ensuite gravi les échelons, assumant de plus en plus de responsabilités jusqu’à devenir chef de projet.
Son travail a culminé avec sa participation à la restauration de l’entrée historique de la galerie, donnant sur Trafalgar Square. Ce projet, qui a duré quatre ans, s’inscrivait dans le programme commémoratif du bicentenaire de la National Gallery et a placé l’architecte bergamasco au cœur d’une des initiatives les plus visibles de l’institution.
« Ce n’est pas facile », a-t-il confié aux médias italiens, évoquant les doutes et les sacrifices qu’implique de repartir de zéro. Cependant, il insiste sur l’importance de la persévérance et de l’engagement pour atteindre ses objectifs. Selon lui, le secteur culturel italien est plus complexe que son homologue londonien, qui, bien que compétitif, offre un meilleur financement.
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