Publié le 12 novembre 2025 18:49:00. Dans la région de Karak, au Pakistan, des habitants recourent à une pratique extrêmement périlleuse pour se chauffer et cuisiner : le stockage de gaz naturel dans des sacs en plastique. Face à l’absence d’infrastructures gazières, cette méthode improvisée, surnommée « ballons de gaz », met en danger la vie de ceux qui l’utilisent.
- Des habitants de Karak utilisent des sacs en nylon remplis de gaz naturel pour alimenter leurs foyers.
- Cette pratique, bien que courante, présente un risque d’explosion et d’incendie mortel.
- Des experts et des ONG demandent au gouvernement pakistanais d’intervenir et de mettre en place une infrastructure énergétique sécurisée.
Dans la région de Karak, au nord-ouest du Pakistan, l’accès au gaz naturel est limité, voire inexistant pour de nombreuses communautés. Pour pallier ce manque criant, les habitants ont développé une méthode artisanale et terriblement dangereuse : ils capturent le gaz naturel présent à faible profondeur et le stockent dans de grands sacs en nylon, munis de tuyaux. Ces « ballons de gaz », comme ils les appellent, sont ensuite transportés jusqu’aux habitations et raccordés aux appareils de cuisson.
Le risque est évident et terrifiant. Le gaz naturel, comprimé dans ces sacs de plastique, est extrêmement inflammable. La moindre étincelle peut provoquer une explosion aux conséquences potentiellement fatales. Des incidents passés ont déjà entraîné des incendies et des pertes humaines, mais face au manque d’alternatives, la population continue de recourir à cette pratique risquée.
Selon des témoignages locaux, de nombreux foyers de Karak préparent encore quotidiennement leurs repas grâce à ce système rudimentaire. L’absence de gazoduc dans la région pousse les habitants à persister dans cette solution de fortune, malgré la menace constante qui pèse sur eux. Les « ballons de gaz » sont devenus une réalité quotidienne, mais leur utilisation est un jeu dangereux avec la mort.
Face à cette situation alarmante, des experts et des organisations non gouvernementales tirent la sonnette d’alarme. Ils appellent le gouvernement pakistanais à agir sans délai et à mettre en place une infrastructure énergétique sûre et fiable dans la région de Karak. Ils soulignent que la privation d’énergie a atteint un niveau critique, mettant en péril la santé publique et la sécurité des populations. Il est impératif, selon eux, de proposer des solutions alternatives et d’interdire formellement cette méthode dangereuse.
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