Publié le 26 octobre 2023. La FIFA étudie une réforme majeure de la règle du hors-jeu, une proposition inspirée par l’ancien entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, dans le but de rendre le football plus offensif et spectaculaire.
- La FIFA évalue une modification de l’interprétation de la règle du hors-jeu, qui pourrait ne plus être sifflée tant que l’attaquant n’est pas complètement devant l’avant-dernier défenseur.
- Cette révision s’inscrit dans une démarche plus large d’amélioration de l’arbitrage grâce à la technologie, notamment avec l’utilisation de la VAR.
- Pour la Coupe du monde 2026, les arbitres bénéficieront de « pouvoirs spéciaux », notamment dans l’examen des cartons et des corners.
C’est lors du Sommet mondial du sport qui s’est tenu à Dubaï que Gianni Infantino, le président de la FIFA, a confirmé publiquement l’étude d’une réforme significative de la règle du hors-jeu. L’organisation internationale du football analyse actuellement la possibilité de modifier cette règle, une idée qui trouve son origine dans les réflexions d’Arsène Wenger.
« Nous continuons à examiner les règles, en nous demandant comment rendre le jeu plus offensif, plus attractif », a déclaré M. Infantino. Cette analyse s’inscrit dans une évolution constante de l’arbitrage et de l’utilisation de la technologie sur les terrains.
La proposition envisagée porte sur une nouvelle interprétation de la position de hors-jeu. Selon le président de la FIFA : « Considérons la règle du hors-jeu, qui a évolué au fil des années et qui oblige l’attaquant à se positionner derrière le défenseur, dans l’alignement de lui : peut-être qu’à l’avenir il devra être complètement devant pour être hors-jeu. » Cette définition rejoint le concept promu par Arsène Wenger, actuel responsable du développement mondial du football à la FIFA : le hors-jeu ne serait considéré comme tel que lorsque l’attaquant se trouve entièrement devant l’avant-dernier défenseur, éliminant ainsi l’influence d’une portion minime du corps dans la décision.
« Je pense que nous devrions tous nous efforcer de prendre les bonnes décisions sur le terrain. Il serait dommage que le résultat d’une compétition ne soit pas déterminé par ce que font les joueurs sur le terrain, mais par une erreur involontaire du décideur. »
Pierluigi Collina, responsable des arbitres de la FIFA
Cette évolution vers ce que certains appellent la « loi Wenger » est encore en phase de test, mais elle a déjà relancé le débat sur son impact potentiel sur le style de jeu et le nombre de buts marqués. La FIFA continue également d’améliorer la VAR avec des technologies de plus en plus performantes pour aider les arbitres à prendre les bonnes décisions.
En vue de la Coupe du monde qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada en 2026, les arbitres bénéficieront de « pouvoirs spéciaux », comme l’a précisé Pierluigi Collina. Ces pouvoirs incluront notamment la possibilité d’intervenir dans les situations de corners et lors de l’examen des deuxièmes cartons jaunes.
Parallèlement à la révision de la règle du hors-jeu, la FIFA étudie également des mesures pour réduire les pertes de temps pendant les matchs, afin d’accélérer le rythme du jeu et de minimiser les interruptions.
