Publié le 30 novembre 2025 à 14h15. Une motion déposée au Conseil départemental de Paysandú alerte sur un possible recul des droits des animaux, notamment concernant les programmes de stérilisation et d’hébergement.
L’avenir des droits des animaux au niveau départemental suscite des inquiétudes. La Commission Hygiène et Environnement du Conseil départemental de Paysandú examine actuellement une motion déposée par les conseillers Mariel Silva, Elizabeth Tealdi, Giuliana Medina et Francisco Cabrera, intitulée «Droits des animaux, ne revenons pas en arrière». Cette initiative fait suite à des décisions récentes qui pourraient compromettre les avancées obtenues ces dernières années.
Les conseillers rappellent que la création de l’Institut du bien-être animal, il y a cinq ans, a été une étape cruciale. Fruit d’un consensus politique et d’un travail multidisciplinaire, cet institut visait à consolider la protection des animaux, « ceux qui n’ont pas de voix, mais qui font partie de notre vie quotidienne », soulignent-ils.
La mise en œuvre de la Loi de Considération Urgente (LUC) a permis le développement de programmes essentiels tels que la stérilisation féline et canine, ainsi que le programme national d’hébergement, grâce à la collaboration avec les organisations civiles et les quartiers-maîtres.
Cependant, les conseillers alertent sur une menace grandissante : «Ces progrès, ainsi que d’autres, sont actuellement menacés.» Ils dénoncent notamment la suppression des accords qui finançaient les campagnes de stérilisation. Ils insistent sur la nécessité de préserver ces acquis : «Nous ne pouvons pas permettre que cela revienne en arrière. Défendre les droits des animaux est un combat que nous devons mener ensemble».
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