Home Technologie et scienceInside why Kentucky is struggling with an expensive roster and what coach Mark Pope can do to fix the issues

Inside why Kentucky is struggling with an expensive roster and what coach Mark Pope can do to fix the issues

by Thomas Caron

Malgré un bilan mitigé et des critiques acerbes, l’équipe masculine de basketball de l’université du Kentucky se révèle plus compétitive qu’il n’y paraît. Les Wildcats, actuellement classés 19e meilleure équipe du pays selon KenPom.com, peinent à convaincre sur le terrain, mais les chiffres suggèrent un potentiel inexploité.

Avec un bilan de 7 victoires pour 4 défaites, Kentucky a parfois été hué par son public. Pourtant, l’équipe affiche une défense solide (top 20 national) et une attaque efficace (top 40), et ce, malgré les absences répétées de Jaland Lowe et l’indisponibilité complète de Jayden Quaintance. Ces performances contrastent fortement avec les attentes initiales, alimentées par un budget conséquent et un effectif riche en talents.

Kentucky a en effet investi massivement dans son équipe, affichant le plus haut budget de la NCAA et recrutant 13 joueurs capables d’intégrer la rotation. L’arrivée de cinq transferts et de six nouveaux étudiants prometteurs – dont Otega Oweh, Collin Chandler, Brandon Garrison et Noah Trent – laissait présager une saison dominée. La question qui se pose est donc : pourquoi ce décalage entre les moyens déployés et les résultats observés ?

Les blessures constituent un facteur indéniable, mais l’effectif a été conçu pour surmonter de telles difficultés. L’analyse révèle un problème plus profond : un manque de cohésion et d’adaptation au système de jeu mis en place par l’entraîneur Mark Pope.

Les choix de recrutement ne sont pas en cause. Pope a ciblé des joueurs locaux comme Jasper Johnson et Malachi Moreno, quitte à payer un prix élevé pour les attirer. Quaintance, bien que blessé, était très courtisé sur le marché des transferts. Lowe a été recruté après avoir envisagé d’autres options, comme Donovan Dent, Dedan Thomas et Silas Demary. Denzel Aberdeen, Mouhamed Dioubate et Kam Williams présentaient également des qualités intéressantes.

Le problème réside dans la manière dont ces pièces s’emboîtent. Plus précisément, dans leur intégration au sein du système de Pope. Un manque criant de tireurs est particulièrement préoccupant. L’entraîneur valorise le jeu à longue distance, comme l’a démontré son ancienne équipe à BYU, où plus de la moitié des tirs étaient tentés à trois points. La saison dernière, Kentucky a établi un nouveau record avec 341 paniers à trois points réussis, mais avec une moyenne de 25 tentatives par match, inférieure à l’objectif initial de 35.

Les quatre principaux artilleurs de l’époque – Koby Brea, Kerr Kriisa, Jaxon Robinson et Ansley Almonor – ont quitté l’équipe. Les joueurs recrutés pour les remplacer n’ont pas toujours justifié les investissements consentis. Oweh, bien que prometteur, a toujours évolué dans des équipes bien entourées. Lowe et Aberdeen affichent des pourcentages de réussite médiocres à trois points (27 % et 35 % respectivement). Dioubate, bien qu’ayant réussi 12 de ses 26 tentatives la saison dernière, n’est pas réputé pour ses qualités de tireur.

Johnson, Williams et Jelavic étaient censés apporter une solution à ce problème, tout comme le retour de Noah et Chandler. Ces derniers se sont montrés à la hauteur, mais le trio de nouveaux arrivants n’affiche qu’un taux de réussite de 27 % (26 sur 97 tentatives). Un chiffre décevant pour des joueurs censés exceller dans l’espacement du jeu.

Pope avait d’ailleurs reconnu cet été que l’équipe n’avait peut-être pas le même pedigree en matière de tir que la saison précédente, mais avait souligné les progrès réalisés par les joueurs pendant l’été, affirmant que sept d’entre eux affichaient un taux de réussite de 70 % ou plus. Malheureusement, ces progrès ne se sont pas traduits en matchs officiels.

Un autre point faible est le manque de créateurs de jeu. L’équipe a souffert d’absences à ce poste l’année dernière, se retrouvant avec Travis Perry comme seul meneur de jeu en fin de saison. Pourtant, lors de la construction de l’effectif actuel, l’accent a été mis sur d’autres postes, au détriment des meneurs et des joueurs capables de créer le jeu. Lowe est le seul joueur de l’équipe à avoir été un meneur titulaire dans le passé, et ses blessures ont laissé Kentucky sans véritable chef d’orchestre.

Le manque de tir et de créativité se conjuguent pour affaiblir l’attaque. L’absence de tireurs permet aux défenseurs adverses de se concentrer sur les porteurs de balle, réduisant ainsi les espaces. Sans des créateurs de jeu capables de trouver des solutions, l’attaque devient prévisible et peu efficace. L’équipe parvient à limiter les pertes de balle, mais manque de fluidité et d’impact sur les défenses adverses.

Pope maîtrise les principes du basketball offensif moderne, mais son effectif actuel ne correspond pas à ce style de jeu. Sa rotation intérieure, composée de Moreno, Garrison, Dioubate et Jelavic, affiche un taux de réussite de 19 % à trois points. De plus, Dioubate et Jelavic ne sont pas des passeurs, cumulant seulement 10 passes décisives en 11 matchs.

Il est possible de gagner avec un tel effectif, mais cela nécessite une approche différente. Des équipes comme Houston, Purdue et Arizona privilégient la taille et la force physique, plutôt que le tir à longue distance. Kentucky doit donc adapter sa stratégie et se concentrer sur les points dans la raquette, le rebond et la sécurité du ballon.

Les récentes performances de l’équipe semblent indiquer une prise de conscience. Lors de sa défaite 67-64 contre North Carolina, Kentucky n’a tenté que 13 tirs à trois points, le plus faible total sous l’ère Pope. Contre Indiana, l’équipe n’a tenté que 15 tirs à trois points, et a réussi 58 tirs sur 44 pour Indiana, grâce à une meilleure gestion du ballon (4 pertes de balle contre 18) et une domination au rebond (33 % de rebonds offensifs contre 28 %).

Pope a reconnu cette évolution, tout en exprimant son optimisme quant à l’amélioration du tir de l’équipe. « Nous apportons quelques ajustements qui rendent le jeu un peu plus physique et intense, ce que j’apprécie moins esthétiquement, mais que j’aime spirituellement », a-t-il déclaré. « Je pense que nous pouvons exister dans ce type de jeu. Et je suis convaincu que nous serons dangereux au tir d’ici la fin de l’année. »

Enfin, le manque de leadership est un problème. Oweh, Dioubate et Quaintance devraient théoriquement former un trio dominant, mais l’équipe manque de compétitivité sur le terrain. Bien que classée parmi les 15 meilleures défenses du pays, Kentucky semble bénéficier d’une certaine chance, les adversaires ne réussissant que 29 % de leurs tirs à trois points sur 42 % de tentatives. Cependant, il est essentiel que les joueurs, en particulier Oweh et Garrison, fassent preuve de plus d’engagement et d’exemplarité.

Oweh, qui avait envisagé de se présenter à la draft NBA l’été dernier, a choisi de revenir à Kentucky, apparemment contre une somme importante. Cette décision implique une responsabilité accrue, et il n’a pas toujours été à la hauteur. Il possède les qualités nécessaires pour devenir l’un des meilleurs défenseurs du pays, mais ses erreurs de rotation et son manque d’engagement nuisent à l’équipe et à ses perspectives professionnelles.

Pope a souligné la nécessité d’une plus grande compétitivité et a salué les efforts d’Oweh pour galvaniser l’équipe. Il a également adopté une attitude plus ferme sur le banc, ce qui pourrait indiquer qu’il se sent obligé de combler le vide de leadership.

En conclusion, les problèmes de Kentucky sont multiples, mais ils peuvent être résolus. L’équipe doit améliorer son tir, sa créativité, sa cohésion et son leadership. Les leçons tirées de cette première partie de saison seront précieuses pour les recrutements futurs. Pour l’instant, Pope doit trouver des solutions pour optimiser le potentiel de son effectif actuel, en adaptant son style de jeu et en insufflant un nouvel esprit à l’équipe. Le prochain match contre St. John’s, emmenée par Rick Pitino, son ancien entraîneur, sera un test important.

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