Publié le 14 janvier 2026 à 07h44. Ioulia Timochenko, figure de proue de l’opposition ukrainienne, a été formellement soupçonnée de corruption, selon des informations révélées par les autorités anti-corruption. Cette affaire intervient dans un contexte de lutte accrue contre la corruption en Ukraine.
- Ioulia Timochenko est soupçonnée d’avoir proposé des avantages indus à des députés.
- Les soupçons portent sur des tentatives d’influence sur les votes parlementaires concernant des projets de loi spécifiques.
- Le Bureau national anti-corruption (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé anti-corruption (SAPO) sont impliqués dans l’enquête.
Les autorités anti-corruption ont notifié à Ioulia Timochenko les soupçons qui pèsent sur elle. Selon des sources proches de l’enquête, ces accusations concernent des offres d’avantages indus à des parlementaires en échange de leur position sur certains votes. L’article 369, alinéa 4, du Code pénal ukrainien, qui traite de la corruption et de l’influence illicite, a été invoqué.
Dans un communiqué, Olga Postolyuk, attachée de presse du SAPO, a précisé que les soupçons portent sur une offre d’avantages indus à des députés.
« Il s’agit d’une offre d’avantages indus aux fonctionnaires, c’est-à-dire au député du peuple d’Ukraine »
Olga Postolyuk, attachée de presse du SAPO
Mardi soir, le NABU et le SAPO avaient déjà annoncé avoir dénoncé le chef d’une des factions de la Verkhovna Rada (le parlement ukrainien) pour corruption. Des sources de l’UP (Ukrainska Pravda) avaient alors évoqué le nom de Ioulia Timochenko. Les autorités anti-corruption avaient alors indiqué que le chef de la faction parlementaire était accusé d’avoir proposé des avantages indus à plusieurs députés, appartenant à des factions différentes de la sienne, afin d’obtenir leur soutien ou leur opposition à des projets de loi précis.
Pour l’heure, les détails précis de l’affaire restent flous. Les tentatives de l’UP pour joindre Marina Soroka, la secrétaire de presse de Timochenko, et Sergueï Vlasenko, un député de son parti, sont restées sans réponse. Le Bureau national anti-corruption a également décliné tout commentaire.