largement négocié. Ce pacte, qui impliquerait la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus américain, reste suspendu à des détails finaux et à la résolution critique du dossier nucléaire iranien.
Le détroit d’Ormuz et l’épreuve du Conseil de sécurité

Le détroit d’Ormuz et l’épreuve du Conseil de sécurité
Le cœur névralgique de cette crise se cristallise autour du détroit d’Ormuz. Un projet de résolution, déposé par Bahreïn, exige que l’Iran cesse immédiatement ses attaques contre les navires et mette fin à ses menaces envers les États du golfe Persique. Le texte s’attaque spécifiquement à la pose de mines marines et aux tentatives de Téhéran d’imposer un système de péages sur les navires commerciaux transitant par ce passage vital.
S’exprimant devant des journalistes avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN en Suède, le secrétaire d’État Marco Rubio a souligné que ce projet de résolution bénéficiait du nombre de co-parrains le plus élevé jamais enregistré au Conseil de sécurité. Cependant, l’optimisme est tempéré par la menace d’un veto. Selon CBS News, quelques pays membres du Conseil envisagent de bloquer la mesure, une situation qui fait écho au veto opposé le mois dernier par la Chine et la Russie sur une résolution similaire.
Voyons si les Nations Unies fonctionnent encore.
Marco Rubio, Secrétaire d’État des États-Unis
Pour Rubio, l’échec d’un tel consensus mondial serait lamentable
, arguant qu’aucun pays ne devrait soutenir un système de péage dans une voie navigable internationale. Cette tension diplomatique souligne la fragilité de l’ordre multilatéral face aux ambitions iraniennes de contrôle territorial.
L’ultimatum de Donald Trump et l’échéance du dimanche
L’approche de Donald Trump mêle diplomatie de dernière minute et menaces militaires explicites. Le président a affirmé que les États-Unis et l’Iran se rapprochaient d’un accord, tout en refusant d’en divulguer les détails avant d’en informer Téhéran. Dans un entretien avec CBS, il a précisé qu’un projet d’accord existe et que sa qualité s’améliore chaque jour
.
L’urgence est maximale. Comme l’a rapporté ABC News, Trump a indiqué dans un entretien téléphonique avec Axios qu’il examinerait l’offre latest de l’Iran avec son équipe — incluant Steve Witkoff, Jared Kushner et le vice-président JD Vance — pour décider d’ici ce dimanche, 24 mai 2026, s’il devait reprendre les hostilités.
Je pense que l’une de ces deux choses arrivera : soit je les frapperai plus fort qu’ils ne l’ont jamais été, soit nous allons signer un accord qui est bon.
Donald Trump, Président des États-Unis
Cette stratégie du “tout ou rien” place l’Iran sous une pression extrême. Trump a été catégorique : il ne signera aucun pacte sans obtenir tout ce que nous voulons
, notamment une gestion satisfaisante
de l’uranium enrichi.
La médiation pakistanaise et le verrou nucléaire
L’architecture de ce potentiel accord repose largement sur une médiation menée par le Pakistan. Le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal-général Asim Munir, s’est rendu à Téhéran ce week-end pour s’entretenir avec le président Masoud Pezeshkian. D’après les informations de 9News, un responsable régional a révélé que le deal pourrait inclure :
Le dossier nucléaire reste le point le plus volatil. Historiquement, comme le rappelle Britannica, l’Iran avait conclu un accord en 2015 (le JCPOA) pour limiter son programme, avant que les États-Unis ne s’en retirent en 2018. Depuis, Téhéran a considérablement augmenté ses stocks d’uranium enrichi. Si Trump a omis de mentionner le nucléaire dans son post Truth Social, il a insisté auprès de CBS sur le fait que l’Iran ne doit en aucun cas obtenir l’arme atomique.
Les exigences de Téhéran face au blocus américain

Du côté iranien, la lecture de la situation est radicalement différente. L’ambassadeur d’Iran, Amir Saeid Iravani, a qualifié le projet de résolution de l’ONU de profondément biaisé et unilatéral
. Pour Téhéran, la résolution de la crise dans le détroit d’Ormuz ne peut passer que par deux conditions non négociables : la fin définitive de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, ainsi que la levée du blocus américain sur ses navires et ses ports.
Cette impasse reflète un conflit d’intérêts profond. Alors que Washington utilise le blocus comme levier pour forcer des concessions sur l’uranium, Téhéran voit dans ce blocus une agression qui justifie son contrôle sur le détroit d’Ormuz.
L’issue de ce dimanche est déterminante. Malgré les déclarations de Trump sur un accord largement négocié
et ses appels avec des leaders de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, du Bahreïn, du Pakistan et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, des différends de dernière minute
pourraient encore faire dérailler l’ensemble. Le monde attend désormais de savoir si la diplomatie l’emportera sur la menace d’une escalade militaire sans précédent.
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