Home NouvellesIsrael and Hezbollah continue strikes despite ceasefire agreement

Israel and Hezbollah continue strikes despite ceasefire agreement

by Nicolas Lefèvre
L'armée israélienne et le paradoxe du cessez-le-feu au Liban

Le vice-président américain JD Vance s’est rendu en Suisse ce samedi 20 juin 2026 pour des négociations avec l’Iran, alors que Téhéran a refermé le détroit d’Ormuz. Cette crise survient alors que l’armée israélienne affirme avoir reçu l’ordre de cesser le feu au Liban, malgré des frappes ayant tué environ 100 personnes.

L’armée israélienne et le paradoxe du cessez-le-feu au Liban

L’armée israélienne (IDF) a officiellement reçu des directives de sa direction politique pour mettre fin aux combats dans le sud du Liban, selon un responsable militaire cité par DW.com. L’opération se concentre actuellement dans la zone de Tebnit.

L’IDF a reçu des directives mises à jour de l’échelon politique pour cesser le feu, l’armée ne mène pas de frappes proactives, mais opère de manière défensive au sein de la zone de sécurité.

Responsable de l’armée israélienne, via DW.com

Malgré ces ordres, la réalité sur le terrain demeure sanglante. Des responsables libanais rapportent qu’environ 100 personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes au cours des deux derniers jours. De son côté, l’IDF a confirmé la perte de cinq soldats dans ces mêmes affrontements. Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir rompu le cessez-le-feu initialement négocié sous l’égide des États-Unis.

La tension est exacerbée par des accusations croisées de violations systématiques. Si Israël dénonce les actions du Hezbollah, les partisans de ce dernier affirment que les frappes israéliennes ne sont plus de simples violations de l’accord de cessez-le-feu mais représentent une agression claire et une continuation de la guerre en tout sens, ajoutant que la pleine responsabilité incombe à l’occupation israélienne.

La fermeture du détroit d’Ormuz et la menace de Donald Trump

L’instabilité au Liban a provoqué une réaction immédiate de Téhéran : la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime stratégique, par lequel transitent un quart du pétrole et du gaz mondiaux, n’était resté ouvert que quelques jours après l’éclatement du conflit le 28 février. L’Iran justifie cette décision par la poursuite des attaques israéliennes contre le Hezbollah.

Le président Donald Trump a réagi avec fermeté sur sa plateforme Truth Social, exigeant que l’Iran ne perçoive aucun péage pour le passage sécurisé dans le détroit.

Vice President JD Vance no longer traveling to Switzerland for negotiations with Iran

Il n’y aura AUCUN PÉAGE dans le détroit d’Ormuz pendant 60 jours durant la période de cessez-le-feu, et il n’y aura AUCUN PÉAGE après l’expiration de cette période de 60 jours.

For more on this story, see Live updates: Hezbollah and Israel trade new strikes as uncertainty surrounds US-Iran talks.

Donald Trump, via DW.com

Le président américain a toutefois assorti cet ultimatum d’une menace : Washington pourrait imposer ses propres péages si un accord définitif n’est pas conclu. Ces frais seraient prélevés pour les services rendus en tant qu’Ange Gardien des pays du Moyen-Orient aux fins du remboursement, passé, présent et futur, des coûts.

L’offensive diplomatique de JD Vance en Suisse

Pour tenter de débloquer la situation, le vice-président JD Vance a quitté Washington samedi pour se rendre en Suisse. Ce sommet, orchestré par le Pakistan, vise à mettre en œuvre un accord-cadre pour mettre fin au conflit avec l’Iran, lequel a paralysé les exportations d’hydrocarbures du golfe Persique.

L'offensive diplomatique de JD Vance en Suisse
Photo: DW.com

Le voyage de Vance a été retardé depuis vendredi, Téhéran ayant initialement annulé sa participation en signe de protestation contre les frappes israéliennes au Liban. Le vice-président a précisé l’urgence et l’étroitesse de son calendrier avant son départ de la Joint Base Andrews.

Je ne peux y être que pour un jour ou deux. Je pense que nous allons, je l’espère, faire des progrès sur la question nucléaire… faire des progrès sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points majeurs sur lesquels je pense que nous devons nous concentrer.

JD Vance, via DW.com

Divergences internes et pressions internationales

L’administration américaine semble divisée sur la gestion de la crise. Selon la BBC, la Maison Blanche a critiqué l’opération militaire israélienne au Liban, estimant qu’elle risque de compromettre l’accord de paix. À l’opposé, Donald Trump a publiquement soutenu Benyamin Netanyahou vendredi, le qualifiant de guerrier lors de la présentation d’un nouveau jet Air Force One.

Cette dissonance diplomatique fragilise la position des États-Unis alors que les négociateurs se réunissent dimanche en Suisse. L’enjeu est double : rétablir le flux énergétique mondial via Ormuz et stabiliser la frontière libano-israélienne pour éviter une escalade régionale totale.

Le succès de la mission de JD Vance dépendra de la capacité de Téhéran à accepter un cadre permanent malgré sa méfiance profonde envers le président Trump et la poursuite des tensions militaires au Liban.

Find more reporting in our Nouvelles section.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.