Publié le 6 octobre 2025 à 18:41 (heure de l’Est). Israël a expulsé lundi 171 militants, dont l’activiste suédoise Greta Thunberg, interceptés alors qu’ils participaient à une flottille en direction de Gaza, ravivant les tensions autour de l’aide humanitaire dans la région.
- Israël a expulsé 171 militants de la flottille “Hamas-Sumud” vers la Grèce et la Slovaquie.
- Greta Thunberg figure parmi les personnes expulsées.
- Des participants à la flottille ont dénoncé des conditions de détention “inhumaines”.
Les autorités israéliennes ont annoncé lundi l’expulsion de 171 militants qui avaient été appréhendés lors de leur participation à une flottille tentant de briser le blocus de Gaza. Parmi les expulsés figure l’activiste suédoise Greta Thunberg, figure de proue de la lutte contre le changement climatique. Le ministère israélien des Affaires étrangères a précisé sur le réseau social X que les individus expulsés étaient de nationalités diverses, notamment grecque, italienne, française et américaine.
Selon le ministère, ces personnes étaient des “provocateurs” liés au Hamas. Israël considère le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, comme une organisation terroriste.
Dimanche, neuf membres de la flottille “Gaza Aid Flotilla” avaient déjà regagné leur pays après avoir été expulsés par Israël. Certains d’entre eux ont affirmé avoir subi des traitements inhumains pendant leur détention. Le groupe qui les représentait a dénoncé des conditions de détention dégradantes.
Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a rejeté ces allégations, qualifiant les accusations de “mensonges complets”. Dix-neuf ressortissants suisses, dont l’ancien maire de Genève, Remy Pagani, se trouvaient à bord des navires qui composaient la flottille, qui comptait des dizaines de bateaux et visait à acheminer de l’aide humanitaire à Gaza.
Les participants avaient été interpellés mercredi par les forces israéliennes qui ont intercepté la flottille en mer et transféré les personnes arrêtées à la prison de Ktzi’ot, en Israël, selon le collectif Waves of Freedom Flotilla. Neuf membres du groupe sont rentrés à Genève dimanche après-midi.
Dans un communiqué, le collectif a déclaré que les participants avaient “condamné les conditions de détention inhumaines et le traitement humiliant et dégradant qu’ils ont subi lors de leur arrestation et de leur incarcération”. Israël a affirmé que les droits légaux des militants avaient été “pleinement respectés”, qu’aucune force physique n’avait été utilisée et que tous les détenus avaient eu accès à l’eau, à la nourriture et aux toilettes.
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