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J’ai découvert d’où viennent les vêtements bon marché et ce qu’il ne faut pas acheter

Publié le 12 novembre 2025 à 08h42. Les friperies suscitent la curiosité : d'où viennent réellement les vêtements d'occasion ? Une ancienne vendeuse lituanienne révèle les secrets de ce commerce, démystifiant les idées reçues et alertant sur les…

J’ai découvert d’où viennent les vêtements bon marché et ce qu’il ne faut pas acheter

Publié le 12 novembre 2025 à 08h42. Les friperies suscitent la curiosité : d’où viennent réellement les vêtements d’occasion ? Une ancienne vendeuse lituanienne révèle les secrets de ce commerce, démystifiant les idées reçues et alertant sur les risques sanitaires.

  • Les vêtements ne proviennent pas principalement de dons de deuil, mais de collectes massives à l’étranger.
  • Certains articles, comme le linge intime et les chaussures usagées, présentent des risques sanitaires importants et doivent être évités.
  • Les friperies attirent une clientèle variée, des étudiants aux personnes aisées, à la recherche de bonnes affaires ou de pièces uniques.

Cynthia, 35 ans, a passé sept ans comme vendeuse-conseillère dans une friperie en Lituanie. Au fil des années, elle a pu observer de près les circuits d’approvisionnement et les pratiques de tri de ces magasins. Elle partage aujourd’hui son expérience pour éclairer les consommateurs sur les réalités souvent méconnues de l’achat de vêtements d’occasion.

Contrairement à une idée répandue, les vêtements que l’on trouve dans les friperies ne sont pas issus de dons de particuliers suite à un décès. « Ce n’est pas vrai du tout », affirme Cynthia. « Les vêtements viennent de l’étranger : d’Europe, d’Amérique, de Corée du Sud, en quantités énormes, par tonnes, en balles pressées. » Ces marchandises proviennent de diverses sources : organismes de bienfaisance, collectes publiques, invendus de collections saisonnières, ou encore articles défectueux renvoyés par les clients.

Les conteneurs à vêtements, présents dans de nombreuses villes européennes, jouent un rôle important dans ce circuit. Les gens y déposent les vêtements dont ils ne veulent plus, pensant qu’ils seront redistribués à ceux qui en ont besoin. Cependant, une partie de ces dons est triée et vendue en gros à des commerces comme les friperies. Des vêtements en bon état, parfois de marque, y sont proposés à des prix défiant toute concurrence, côtoyant des articles plus abîmés ou présentant des défauts.

Mais tous les vêtements ne sont pas égaux. Cynthia met en garde contre certains articles à éviter absolument. « Jamais, certainement pas, il ne faut acheter de sous-vêtements », insiste-t-elle. « Même s’ils sont neufs, même avec une étiquette, même à 0,50 centime. Vous ne savez pas qui les a portés, comment ils ont été portés. Le lavage ne tue pas toutes les bactéries. Le risque est trop élevé. » Elle raconte l’histoire d’une cliente qui, malgré ses avertissements, avait acheté du linge intime étiqueté et qui a ensuite souffert de problèmes de santé.

Les chaussures usagées sont également à proscrire. « Les chaussures s’accroche au pied de celui qui le porte », explique Cynthia. « Si vous les portez, vous contracterez la difformité de quelqu’un d’autre, des problèmes de pieds, des ampoules, des pieds plats. En plus, le champignon vit longtemps dans les chaussures. » Elle précise qu’il est possible de trouver des chaussures presque neuves, mais il faut être vigilant quant à leur état général.

Les vêtements pour bébés, en particulier les sous-vêtements, les salopettes et les couches, sont également déconseillés en raison de la sensibilité de la peau des enfants. Les vêtements présentant des taches tenaces, des auréoles sous les aisselles ou des odeurs de moisi doivent également être évités, car ils peuvent être porteurs de microbes ou de moisissures.

Cependant, tous les vêtements d’occasion ne sont pas à fuir. Cynthia recommande d’acheter les vêtements d’extérieur, tels que les manteaux, les vestes et les doudounes, qui sont souvent de bonne qualité et proposés à des prix intéressants. Les jeans de grandes marques, les pulls en laine ou en cachemire, ainsi que les sacs en cuir peuvent également être de bonnes affaires, à condition de vérifier attentivement leur état.

La clientèle des friperies est plus diverse qu’on ne le pense. « Il n’y a aucune honte à acheter des biens d’occasion », souligne Cynthia. « C’est intelligent, c’est respectueux de l’environnement, c’est économique. » Elle note que les étudiants, les personnes soucieuses de leur budget, les amateurs de vintage et même les clients aisés fréquentent ces magasins, chacun pour des raisons différentes.

Elle se souvient d’une cliente, entrepreneure, arrivée en Mercedes, qui a acheté des robes Chanel vintage, estimant que les modèles anciens étaient mieux faits que les nouveaux. Les collectionneurs sont également présents, à la recherche de pièces rares des années 80 et 90.

Cynthia conclut en affirmant que l’achat de vêtements d’occasion est une pratique responsable et économique. « C’est la vérité sur les friperies. 7 ans de l’intérieur », dit-elle. Elle encourage les consommateurs à être vigilants, à choisir avec soin et à ne pas hésiter à se renseigner sur l’origine et l’état des articles.

C’est le témoignage de Cynthia, sept années passées au cœur des friperies, une vérité honnête sur la provenance des vêtements et les conseils pour les choisir en toute sécurité.
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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.