Publié le 2024-05-16 10:35:00. Une commission parlementaire d’opposition accuse le président argentin Javier Milei et sa sœur, Karina Milei, d’être impliqués dans une affaire d’escroquerie internationale liée au projet de cryptomonnaie « Libra ». Le Congrès argentin pourrait être amené à évaluer une éventuelle défaillance du président dans l’exercice de ses fonctions.
- Le rapport final de la commission d’enquête pointe du doigt Javier Milei et Karina Milei, secrétaire générale de la Présidence, pour leur rôle dans l’affaire « Libra ».
- Les députés d’opposition estiment que le président a profité de son investiture et que sa sœur a facilité l’utilisation des infrastructures gouvernementales pour un événement potentiellement frauduleux.
- La commission recommande que le Congrès évalue si le comportement du président constitue une faute dans l’exercice de ses fonctions.
Neuf mois après le début de l’enquête sur le projet de cryptomonnaie « Libra », une commission parlementaire composée de députés de l’opposition a publié un rapport accablant pour le président Javier Milei et sa sœur, Karina Milei. Les conclusions du rapport, rendu public ce vendredi, suggèrent que les deux ont joué un rôle clé, par action ou par omission, dans une affaire d’escroquerie d’envergure internationale.
Selon les 15 députés signataires du document, menés par Maximiliano Ferraro (Coalition civique), l’affaire « Libra » représente un « cas de gravité institutionnelle élevée ». Ils affirment que Javier Milei a tiré profit de son investiture présidentielle, tandis que Karina Milei a facilité l’utilisation des ressources de l’État pour organiser un événement désormais considéré comme potentiellement frauduleux.
« Javier Milei a profité de l’investiture présidentielle et Karina Milei, au moins, a facilité les installations officielles du gouvernement national pour réaliser un événement qui fait l’objet d’une enquête comme une prétendue escroquerie de portée internationale »
Maximiliano Ferraro, président de la commission d’enquête (Coalition civique)
Le rapport de la commission recommande que le Congrès national évalue si le président Milei a commis une faute dans l’exercice de ses fonctions. Cette recommandation ouvre la voie à une possible procédure de destitution, bien que son issue reste incertaine. L’affaire « Libra » continue de susciter de vives réactions en Argentine, où elle est perçue comme un symbole des promesses non tenues et des controverses entourant le gouvernement Milei.
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