Publié le 24 septembre 2025 14h30. Le gouvernement argentin a présenté ce lundi une réforme ambitieuse du Code pénal, visant à durcir les sanctions pour une série de délits et à rompre avec une approche jugée trop indulgente envers les criminels.
- La réforme prévoit un renforcement des peines pour divers crimes, marquant une rupture avec la doctrine pénale dite « zaffaroniste ».
- Patricia Bullrich, ministre de la Sécurité sortante, et Manuel Adorni, chef de cabinet, ont présenté les contours de ce projet de loi qui sera soumis au Congrès dans les prochains jours.
- Le gouvernement insiste sur la nécessité de rétablir un sentiment de sécurité et de justice pour les victimes et leurs familles.
Cette réforme du Code pénal intervient après des années de critiques concernant une supposée faiblesse de la réponse judiciaire face à la criminalité en Argentine. L’approche dite « zaffaroniste », du nom du juriste Eugenio Raúl Zaffaroni, est accusée d’avoir privilégié la réhabilitation du délinquant au détriment de la protection des victimes et de la sanction des crimes commis. Le gouvernement actuel estime que cette doctrine a conduit à une impunité excessive et à un sentiment d’insécurité croissant dans la population.
Lors d’une conférence de presse donnée à la Casa Rosada, Manuel Adorni a déclaré :
« La réforme du Code pénal vient remettre de l’ordre là où régnait auparavant la barbarie. La doctrine est claire : celui qui le fait paie. Cela implique la fin de la doctrine zaffaroniste, où l’auteur du crime devenait une victime, aux yeux de la loi et où les familles qui perdaient un être cher – aux mains d’un meurtrier – devaient se résigner au silence sordide de l’injustice et de l’impuissance. »
Manuel Adorni, chef de cabinet
La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, était présente aux côtés de Manuel Adorni lors de cette annonce. Le projet de loi sera désormais examiné par le Congrès, où il devrait susciter de vifs débats. Le gouvernement espère une adoption rapide de ce texte, qu’il considère comme une priorité pour rétablir l’autorité de l’État et garantir la sécurité des citoyens.
Les détails précis des modifications apportées au Code pénal n’ont pas été entièrement divulgués, mais le gouvernement a indiqué qu’elles concerneront notamment les crimes violents, les vols qualifiés et les infractions liées au trafic de drogue. L’objectif est de dissuader la criminalité et de garantir que les sanctions soient proportionnées à la gravité des faits commis.
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