Publié le 17 novembre 2023. Karel Šíp, figure emblématique de la télévision tchèque, revient sur plus de cinquante ans de carrière dans une nouvelle biographie où il dévoile anecdotes et souvenirs, notamment ses collaborations parfois difficiles avec des personnalités comme Iveta Bartošová.
- Karel Šíp se confie sur ses échecs télévisuels et les raisons qui les ont motivés.
- Il relate son expérience avec Iveta Bartošová, révélant les difficultés à construire une émission autour de la chanteuse.
- La biographie, intitulée En attendant de rire, est un hommage à sa carrière et à son public.
Dans sa nouvelle autobiographie, Čekání na smích (En attendant de rire), Karel Šíp, un des pionniers du divertissement télévisé en République tchèque, revient sans concession sur les succès et les échecs qui ont jalonné sa longue carrière. L’animateur, connu pour des émissions populaires telles que Horoscopes, Skopics, Hitšaráda et Všechnoparty, n’hésite pas à évoquer les projets qui n’ont pas rencontré le succès escompté.
Šíp explique ainsi avoir consciemment minimisé son manque d’enthousiasme pour certaines émissions.
« À l’époque, je faisais le seul effort pour ne pas laisser savoir que je n’appréciais tout simplement pas ça, et j’attendais juste la première occasion de m’en retirer »
Karel Šíp
Il souligne que l’échec était souvent inhérent au format lui-même, notamment dans un contexte où le concept de talk-show était encore peu répandu.
Un exemple frappant qu’il relate concerne une tentative de programme dédié à la chanteuse Iveta Bartošová. Šíp se souvient avoir reçu des textes de liaison basés sur ses chansons, qu’il considérait comme une forme de journal intime.
« C’est ma forme préférée, qu’elle écrive un journal, et cela constitue la trame de tout le spectacle. Mais il s’est avéré qu’une parole continue était au-delà de ses capacités. Elle voulait surtout chanter. Parler n’était pas son ambition »
Karel Šíp
L’émission n’a finalement duré que quelques numéros, sauvée en partie par l’humour de Richard Genzer, qui a su donner une tournure inattendue au concept.
Šíp évoque également d’autres expériences moins fructueuses, comme le cycle Tyjátr, censé remplacer le cabaret télévisé, qu’il décrit comme une expérience « crampe ». Il revient également sur le réveillon du Nouvel An, marqué par la présence du dramaturge Ivan Rössler. Une interview d’Ivan Rössler est disponible sur PrahaIN.cz.
La biographie ne se limite pas aux échecs. Šíp rend également hommage à ses collègues, tels que Karel Gott, Jiřina Bohdalová, Jana Švandova, Lucie Bílá, ou encore Jiří et Ondřej Suchý, et aux moments mémorables de sa carrière, notamment les scènes du Tour de France de Manéž Bolek Polívka.
Selon la maison d’édition Albatros Media, ce livre est à la fois un bilan et un remerciement, publié alors que Karel Šíp entame une nouvelle phase de sa vie, toujours actif et apprécié par le public à travers les générations.
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