Publié le 20 octobre 2025 à 05:01:00. L’artiste Camille O’Sullivan, connue pour ses performances captivantes, partage ses réflexions sur l’argent, de ses premières expériences professionnelles à ses achats les plus extravagants, en passant par ses habitudes d’épargne et ses regrets.
- Camille O’Sullivan se produira le 25 octobre à la Knocknarea Arena de Sligo, dans le cadre du Sligo Live Festival, aux côtés de Sharon Shannon, Steve Earle, Mundy et Liam Ó Maonlaí.
- L’artiste avoue avoir une relation complexe avec l’argent, oscillant entre l’envie d’économiser et la tentation de se faire plaisir.
- Elle révèle son achat le plus extravagant : une robe corset scintillante Vivienne Westwood, acquise après une performance mémorable avec Shane MacGowan et The Pogues.
Camille O’Sullivan évoque ses premiers emplois, notamment son expérience de serveuse à Cork, où elle gagnait environ 3 £ IR (livres irlandaises) de l’heure, tout en appréciant l’ambiance musicale du café. Elle se souvient avec nostalgie de la bande originale composée des œuvres de Mary Coughlan et JJ Cale.
L’artiste explique que son rapport à l’argent est influencé par son éducation, notamment par le style impeccable de sa mère française, qui savait s’habiller avec goût sans dépenser des fortunes. Elle apprécie les bonnes affaires et les vêtements vintage, bien que ces derniers soient devenus plus chers ces dernières années.
En matière d’achats, Camille O’Sullivan préfère privilégier le rapport qualité-prix. Elle affectionne particulièrement ses chaussettes Scooby Doo, Daphné et Bert & Ernie, qu’elle a acquises pour 7 £ la paire. Elle raconte que ces chaussettes amusent souvent les gens et lui valent des compliments, même au contrôle de sécurité des aéroports.
Elle concède avoir quelques regrets concernant ses dépenses, notamment les achats impulsifs pendant la période de confinement lié à la Covid-19, où elle a peut-être trop dépensé en vin. Elle évoque également l’achat d’une jupe jaune fluo, qu’elle décrit comme une « mauvaise idée », ainsi que d’une étagère remplie de vêtements qui ne lui vont pas ou ne correspondent pas à son style.
Camille O’Sullivan avoue ne pas être à l’aise avec la négociation des prix, une compétence que son père maîtrisait parfaitement. Elle se souvient avec amusement de ses tentatives de marchander dans des magasins comme Dunnes, Penneys et M&S.
Concernant les investissements financiers, elle admet ne pas avoir une grande compréhension des actions et des cryptomonnaies. Elle a cependant participé à une crèche d’investissement avec sa mère, où elle a investi 600 € et a réalisé un bénéfice de 600 € supplémentaires, sans bien comprendre les mécanismes en jeu.
L’artiste regrette de ne pas avoir de régime de retraite ou de pension, expliquant qu’elle a souvent vécu dans un monde de rêve en tant que musicienne et interprète.
Son dernier achat, une jupe plissée marron de chez M&S, lui a coûté un prix raisonnable et lui a valu des compliments d’une inconnue, ce qui a agrémenté sa journée. Elle apprécie particulièrement la gentillesse des femmes irlandaises lorsqu’elles se complimentent mutuellement.
Camille O’Sullivan a réussi à économiser 5 500 € pour l’achat de sa voiture Volvo vintage, une passion qu’elle partage avec son amour pour les voitures classiques. Elle se souvient également avoir économisé 500 € pour l’achat d’une belle table en chêne après l’université, ressentant une légère anxiété après cet achat, comme si elle était soudainement liée à un meuble.
Elle raconte avoir perdu son portefeuille contenant quelques centaines de dollars à l’aéroport JFK de New York, mais l’avoir récupéré sans l’argent.
Camille O’Sullivan considère que la musique est un investissement risqué, car il faut continuellement dépenser de l’argent pour poursuivre sa carrière. Elle a parfois perdu de l’argent au début de sa carrière, mais elle a appris à gérer les risques et à rebondir.
Sa meilleure habitude en matière d’argent est d’avoir peur de manquer d’argent, ce qui la pousse à économiser et à mettre de l’argent de côté pour elle-même et pour sa fille. Elle se considère également douée pour gérer les paiements des musiciens de son groupe et pour trouver des bons prix pour les vols et l’hébergement. Sa plus mauvaise habitude est de ne pas relancer les gens pour être payée.
Elle a actuellement beaucoup de pièces sur sa table et environ 50 € dans son portefeuille, car elle aime avoir de l’argent liquide sur elle.
Propos recueillis par Tony Clayton-Lea
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