Publié le 8 novembre 2025 18:31:00. Le rappeur foixéen High C dévoile son album le plus abouti, « Icône », fruit d’une résidence artistique et d’une profonde réflexion sur la célébrité à l’ère des réseaux sociaux. Pour célébrer cette sortie, l’artiste organise une série d’événements à la brasserie La Fourche, marquant son attachement à sa ville natale.
- High C sort son nouvel album, « Icône », après un an et demi de travail.
- Une séance d’écoute exclusive est prévue sur Radio Transparence le 10 novembre, suivie d’une « release party » à La Fourche le 15 novembre.
- L’album explore des thèmes variés, allant des relations personnelles à la santé mentale et aux enjeux sociétaux.
Cédric, connu sous le nom de scène High C, livre à 35 ans un projet musical qu’il considère comme son œuvre la plus complète. Né dans un petit village ariégeois, l’artiste a choisi de rester fidèle à ses racines, développant sa carrière depuis Foix, où il dispose d’un studio d’enregistrement.
L’album « Icône » est né d’une inspiration soudaine, lors d’un voyage à Strasbourg. « J’ai commencé à l’écrire il y a un an et demi, dans un avion à destination de Strasbourg. Un ami producteur, Tryst Temps, venait de m’envoyer une nouvelle base et ça m’a plutôt inspiré. J’ai même continué à écrire dans la chambre d’hôtel ! », explique l’artiste.
Cette première étincelle a conduit à une résidence artistique à Villefranche-de-Lauragais, où High C a collaboré avec d’autres artistes pour composer une quinzaine de morceaux. Il a ensuite peaufiné le projet chez lui, à Foix, sélectionnant les dix titres qui composent l’album final. « C’est la première fois que je parviens à créer un album complet ; de dix titres. Après la mini-résidence, j’ai resserré ma sélection pour avoir quelque chose de vraiment cohérent. C’est un peu symbolique. Mes autres disques étaient plus courts. »
L’album se distingue par sa diversité musicale, influencée par la scène électro anglaise. Les textes abordent des thèmes personnels et sociétaux. « L’album mêle une grande diversité de styles. Il y a beaucoup d’influences de ce qui peut se faire sur la scène électro anglaise. Dans mes textes, je parle beaucoup des relations amoureuses, amicales ou familiales. Je parle aussi de santé mentale, mais aussi de sujets sociétaux. »
Le titre « Icône » fait référence à une chanson du même nom, qui explore la fragilité de la célébrité à l’ère numérique. « J’évoque comment, avec les réseaux sociaux, une personne peut être élevée au rang de dieu sur terre en quelques jours et tout perdre en un claquement de doigts, se faire insulter et harceler. Toutes ces thématiques sont des choses qui me tiennent à cœur. »
High C souligne qu’il n’est pas plus difficile de faire carrière de rappeur à Foix qu’ailleurs. « Je dirais que ce n’est pas plus compliqué qu’ailleurs ! On a cette idée qu’il faut absolument aller à Paris, mais justement, tout le monde est là-bas, la compétition est forte. Moi, ça fait déjà quinze ans que je vis de la musique, que je fais des tournées et des dates un peu partout en France. Même musicalement, il y a plein d’artistes dans la région avec qui je collabore. »
L’artiste affiche fièrement son attachement à Foix. « Je n’ai pas du tout honte d’être de Foix. Au contraire, quand je suis programmé en dehors de la région, je ne mens pas en disant que je viens de Toulouse. Quelque part, je suis un peu un représentant de cette ville dès que je me produis. »
Sa découverte du rap est paradoxale : initialement passionné de métal, High C a été séduit par les groupes hybrides comme Linkin Park, qui lui ont ouvert les portes du hip-hop français. « En fait, je n’aimais pas le rap quand j’étais plus jeune ! Mon truc, c’était le métal, mais je suis vraiment nul, je n’ai pas la voix pour ça. C’est justement grâce à des groupes un peu hybrides comme Linkin Park que j’ai commencé à découvrir ce style et à m’intéresser aux classiques français comme NTM, IAM et tous les autres. J’ai tout de suite aimé le lien entre le rythme et les mots. »
L’envie de créer est née d’un besoin d’expression dans un environnement rural. « C’est simple : j’étais un ado qui vivait dans un village de 500 habitants et je me faisais chier. J’avais un ami qui savait faire de la guitare. J’ai toujours ressenti le besoin d’écrire et de m’exprimer sur certains sujets. Alors on s’est mis à jouer ensemble et c’est comme ça que tout a commencé. De fil en aiguille, on a fait nos premières scènes, puis nos premiers disques et tournées. »
Pour célébrer la sortie de « Icône », High C a prévu une série d’événements à la brasserie La Fourche. Le 10 novembre, une séance d’écoute exclusive sera diffusée en direct sur Radio Transparence. Le 15 novembre, une « release party » réunira des artistes locaux, dont le producteur et DJ Tryst Temps. « On va avoir une séance d’écoute exclusive lors d’une émission, enregistré en direct depuis la brasserie, pour Radio Transparence. Ça se passe le lundi 10 novembre et ça sera vraiment de l’échange. Samedi 15 novembre, c’est vraiment la « release party ». J’invite plein d’artistes de la région, dont le producteur et Dj Tryst Temps, pour un concert à La Fourche. »
La brasserie sera exceptionnellement ouverte jusqu’à 2 heures du matin. Une bière spéciale, aux couleurs de la pochette de l’album, a également été confectionnée pour l’occasion. High C a choisi de commencer sa tournée à Foix, en signe d’attachement à sa ville. « Je tenais à débuter par une date à Foix, à La Fourche, une brasserie que j’apprécie particulièrement. D’ordinaire, les tournées se concluent dans la ville natale, mais j’ai voulu inverser cette logique et offrir une belle soirée aux Fuxéens. »