Les Jeux du Commonwealth de Glasgow, en 2014, ont été un véritable tremplin pour la cycliste Écosse, Katie Evans. Elle témoigne aujourd’hui de l’impact transformateur de cet événement sur sa vie, passant d’une étudiante vétérinaire à une athlète de haut niveau.
« S’il n’y avait pas eu Glasgow 2014 et que cet endroit n’avait pas été construit, je ne serais pas cycliste », confie Evans. Elle admet que ses études, qu’elle qualifie d’« animées », avaient initialement la priorité sur sa participation aux Jeux.
La cycliste, aujourd’hui âgée de 34 ans, se décrit elle-même comme une « athlète accidentelle ». Le cyclisme est resté un simple loisir pendant ses études et ses débuts professionnels en tant que vétérinaire. Ce n’est qu’un an avant les Jeux du Commonwealth de Gold Coast, en 2018, qu’elle s’est consacrée pleinement à son sport.
Son voyage en Australie, au sein de l’équipe écossaise, était initialement motivé par la curiosité : elle voulait vérifier si elle avait le niveau requis pour devenir professionnelle, ou si son avenir se situait bien dans le domaine vétérinaire. Contre toute attente, Evans a décroché l’argent et le bronze, ouvrant ainsi les portes d’une nouvelle carrière. « Je me suis dit : ‘Tiens, je suis plutôt douée pour ça’ », se souvient-elle. « C’était un tournant. C’est pourquoi les Jeux du Commonwealth sont si importants pour moi, car je peux identifier ce moment précis où je suis passée du statut de vétérinaire faisant du vélo à celui de cycliste professionnelle. »
Le retour des Jeux du Commonwealth à Glasgow l’été prochain représente donc un moment particulièrement significatif pour Evans. Après deux participations réussies aux Jeux Olympiques, elle s’est concentrée sur la course sur route cette saison, une expérience marquée par une série de difficultés. Elle prévoit cependant de revenir à la compétition l’année prochaine.
Ayant participé – et gagné – aux Championnats du Monde de Glasgow en 2023, elle connaît déjà l’atmosphère unique de l’événement. Elle s’appuie sur ces souvenirs pour surmonter les défis actuels. « Quand vous êtes confronté à une sortie de quatre heures sous la pluie et que vous n’avez pas vraiment envie, vous vous dites ‘allez, les Jeux approchent’ et cela vous donne la force de continuer », explique-t-elle. « Nous en sommes encore au stade de la visualisation – debout sur la plus haute marche du podium en entendant l’hymne – mais vous savez que le travail que vous faites aujourd’hui aura un impact. »
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