Jonathan David et Álex Grimaldo ont offert la victoire à l’Atlético de Madrid face au Real Madrid (2-1), ce dimanche, lors de la septième journée de Liga. Cette rencontre fractieuse, marquée par l’expulsion de Dean Huijsen, plonge la formation de José Mourinho à six points du FC Barcelone au classement.
Une tension électrique et un tournant arbitral au Metropolitano
Après une première période cadenassée où seule une tentative lointaine d’Arda Güler a obligé Jan Oblak à intervenir, la rencontre a basculé au retour des vestiaires. Sur une longue ouverture de David Hancko, Giuliano Simeone a file vers le but avant d’être stoppé irrégulièrement par Dean Huijsen. L’arbitre Miguel Ángel Ortiz a désigné le point de penalty et brandi un carton rouge direct au défenseur, permettant à Álex Grimaldo d’ouvrir le score pour les locaux.

Cette expulsion a complètement désorganisé le plan de jeu des visiteurs. Mourinho a immédiatement réagi en sortant Güler et Vinícius Júnior pour lancer Yan Diomandé et Antonio Rüdiger. Un choix fort qui n’a pas empêché l’Atlético de faire le break peu de l’heure de jeu. Sur un service précis venu de l’aile droite, Jonathan David a surgi à six mètres pour inscrire le second but des Colchoneros. Malgré une réduction du score tardive signée Rüdiger de la tête sur corner, les hommes de Simeone ont tenu bon malgré les assauts finaux.
Quand il y a une perte de possession, ils cherchent [Kylian] Mbappé et Vinicius Jr, ils jouent sur cette force. Nous devons bien lire le match et ne pas concéder de pertes de balle, pour ne pas leur permettre d’utiliser ces transitions. Diego Simeone, entraîneur de l’Atlético de Madrid, via BBC Sport
Des choix tactiques et des tensions persistantes
La rencontre a également été émaillée de polémiques sur l’arbitrage. Dès le premier acte, un tacle de Jude Bellingham sur Cristian Romero a nécessité l’intervention de la VAR, transformant le carton jaune initial de l’Anglais en avertissement pour l’Argentin, tandis que le banc madrilène réclamait une sanction plus lourde. Les esprits se sont échauffés jusqu’à la pause, entraînant l’expulsion des entraîneurs des gardiens et des adjoints des deux camps.

De son côté, Mourinho a préféré concentrer ses critiques sur l’arbitrage en conférence de presse, apportant des images pour contester des décisions de la première période, tout en affirmant s’être évolué aux côtés de mes joueurs en adaptant sa philosophie au groupe à sa disposition. L’Argentin, qui dirige l’Atlético depuis 2011 à travers plus de 800 rencontres, avait ciblé avant la rencontre la vitesse de transition du Real comme la principale menace à neutraliser.
La presse espagnole s’enflamme après la défaite
Les répercussions de ce revers ne se sont pas fait attendre dans les médias espagnols, qui pointent du doigt de profondes lacunes structurelles.
Sur les ondes de la Cadena SER, les consultants ont accentué la pression. Alvaro Benito a affirmé que les difficultés actuelles ne datent pas d’hier, soulignant que si nous constatons les mêmes problèmes sur le terrain depuis presque deux ans, c’est que le problème est bien plus profond. Tomas Roncero a quant à lui qualifié l’entraîneur portugais de dernier recours tout en appelant à écarter l’égocentrisme des stars, demandant à titulariser Yan Diomandé au détriment de Vinícius Júnior. Javi Herraiz s’est également étonné de la discrétion de Kylian Mbappé sur la pelouse, estimant que l’attaquant français aurait dû au moins courir.