Le sous-secrétaire du Premier ministre italien, Alfredo Mantovano, a défendu ce mardi 31 octobre la réforme de la justice adoptée par le Parlement, rejetant les accusations de l’opposition qui y voient une volonté du gouvernement de s’arroger des « pleins pouvoirs ». Selon Mantovano, ce sont au contraire les blocages judiciaires qui entravent l’action de l’État.
Intervenant sur la chaîne Rai Uno, le sous-secrétaire a argumenté que les véritables « pleins pouvoirs » appartenaient à ceux qui, selon lui, paralysent la politique d’immigration en empêchant les expulsions, faute de pays d’origine considérés comme sûrs. Il a également critiqué les entraves à la politique industrielle, citant en exemple l’usine de l’ancienne Ilva, dont la saisie est, à ses yeux, source de blocages depuis des mois.
« Les pleins pouvoirs appartiennent à ceux qui, face aux 262 personnes identifiées lors des récentes émeutes survenues dans le centre de Rome, n’engagent aucune enquête et libèrent immédiatement les deux seules personnes arrêtées », a-t-il ajouté, appelant à une clarification de ce qu’il entend par « pleins pouvoirs ».
Alfredo Mantovano a par ailleurs précisé qu’il avait toujours défendu les principes qui sous-tendent cette réforme, et ce, lorsqu’il était magistrat. « Je ne me suis donc pas senti mal à l’aise, au contraire, j’ai agi en cohérence avec les idées que je portais », a-t-il déclaré, en réponse à une question sur un éventuel malaise face à l’adoption de ce texte.