Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Kiev a refusé de réduire les forces armées ukrainiennes et de les donner aux régions – DW – 21/11/2025

Publié le 21 novembre 2025 à 10h41. L'Ukraine a pris connaissance d'un projet de plan de paix proposé par l'administration de Donald Trump, mais exclut toute concession sur sa souveraineté territoriale, réaffirmant ses "lignes rouges" lors d'une réunion…

Kiev a refusé de réduire les forces armées ukrainiennes et de les donner aux régions – DW – 21/11/2025

Publié le 21 novembre 2025 à 10h41. L’Ukraine a pris connaissance d’un projet de plan de paix proposé par l’administration de Donald Trump, mais exclut toute concession sur sa souveraineté territoriale, réaffirmant ses « lignes rouges » lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

  • L’Ukraine a reçu un projet de plan de paix de l’administration Trump et se dit prête à l’examiner.
  • Kyiv insiste sur le fait que les territoires ukrainiens temporairement occupés ne seront jamais reconnus comme russes.
  • L’Ukraine refuse également toute restriction à sa capacité de légitime défense ou à la taille de ses forces armées.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU à New York, le 20 novembre, la Représentante permanente adjointe de l’Ukraine auprès de l’ONU, Kristina Gayovyshyn, a déclaré que Kyiv était ouverte à la discussion du plan de paix proposé par Donald Trump, mais que la souveraineté territoriale de l’Ukraine était une ligne rouge infranchissable.

« Nous convenons de travailler sur les dispositions du plan de manière à garantir une fin juste à la guerre », a souligné Mme Gayovyshyn. Elle a confirmé que l’Ukraine avait officiellement reçu le projet de plan de la part de l’administration Trump.

Selon la diplomate ukrainienne, Kyiv ne reconnaîtra pas les territoires temporairement occupés comme faisant partie de la Russie. « Notre terre n’est pas à vendre », a-t-elle affirmé. L’Ukraine s’opposera également à toute restriction concernant son droit à l’autodéfense et à la taille et aux capacités de ses forces armées.

Les autorités ukrainiennes ne toléreront pas non plus de limitations quant à ses alliances. La lutte contre le « terrorisme et le génocide » qui, selon Kyiv, sous-tendent l’agression russe et menacent l’identité ukrainienne, notamment au niveau linguistique, restera une priorité.

Kyiv réaffirme le principe de « rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine et rien sur l’Europe sans l’Europe », insistant sur la nécessité de contraindre la Russie à se retirer économiquement, politiquement et militairement.

Plus tôt, le portail américain Axios avait rapporté que l’envoyé spécial du président américain, Stephen Witkoff, responsable de l’élaboration du plan en 28 points de Trump, avait discuté des garanties proposées avec le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Rustem Umerov, les 15 et 16 novembre. Le plan a été officiellement transmis par écrit au président ukrainien Volodymyr Zelensky le 20 novembre.

Rustem Umerov a déclaré le 21 novembre qu’il n’avait pas encore évalué le plan américain et que sa participation aux discussions était de nature « technique ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a quant à lui indiqué le même jour que Moscou n’avait pas été informé de l’accord de Zelensky pour négocier un plan de paix.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.