Publié le 30 décembre 2025 à 14h13. La chanteuse australienne Amy Louise Taylor, figure de proue du groupe de pub rock et punk Amyl et les renifleurs, poursuit en justice une photographe américaine, l’accusant d’exploitation commerciale non autorisée de son image.
- Amy Louise Taylor accuse la photographe Jamie Nelson d’avoir vendu des photos issues d’une séance pour Vogue comme des tirages d’art sans son consentement.
- La dispute a débuté après le refus du groupe d’autoriser la photographe à utiliser son image à des fins promotionnelles personnelles.
- La plainte déposée en Californie réclame des dommages et intérêts pour préjudice à la réputation et perte de revenus.
La chanteuse d’Amyl et les renifleurs, groupe auréolé de plusieurs récompenses, s’élève contre ce qu’elle considère comme une violation flagrante de ses droits à l’image. Selon les documents judiciaires, la photographe Jamie Nelson aurait commercialisé des clichés réalisés lors d’une séance pour le magazine Vogue Portugal sous forme de « tirages d’art », en dehors de tout accord préalable.
L’affaire remonte à juillet 2024, lorsque le manager du groupe, Simone Ubaldi, avait contacté Jamie Nelson pour organiser une séance photo en vue de la promotion de leur prochain album. Cependant, le groupe avait clairement exprimé à la photographe son opposition à l’utilisation de son nom, de son image et de sa ressemblance à des fins commerciales privées, notamment pour la vente de produits dérivés. Comme l’indique le document juridique, le groupe souhaitait protéger son image et éviter toute exploitation non autorisée.
Quelques mois plus tard, en mars 2025, Nelson avait sollicité Amy Louise Taylor pour une nouvelle séance photo, cette fois-ci avec l’objectif précis de publier les clichés dans le numéro de juillet 2025 de Vogue Portugal. Taylor avait accepté, mais sans donner à Nelson le droit d’utiliser les images à d’autres fins commerciales. La séance s’était déroulée en mai et les photos avaient bien été publiées dans le magazine.
Le point de rupture est survenu le 4 septembre 2025, lorsque Nelson a présenté à Taylor et Ubaldi un catalogue d’images qu’elle souhaitait vendre sous forme de « tirages d’art » sur ses sites web. Ubaldi a immédiatement réagi en informant Nelson que Taylor s’opposait fermement à cette utilisation de son image, soulignant qu’elle n’avait jamais donné son accord pour une telle commercialisation. Taylor était, selon ses dires, « bien consciente de l’aversion [de la chanteuse] pour une exploitation aussi large de son image ».
Malgré le refus catégorique de Taylor, Nelson a continué à solliciter une licence, se voyant systématiquement opposer un refus. Le 15 septembre, Ubaldi a adressé un message sans ambiguïté à la photographe : « Nous ne sommes pas intéressés par l’achat de ces images… Je ne peux pas être plus clair : [Taylor] ne veut pas que vous vendiez des images de son visage ou de son corps sous forme de tirages d’art. Si vous aviez été transparente sur votre intention de vendre les photos avant le shooting, elle n’aurait pas accepté. »
Le 20 septembre, Taylor a découvert avec stupéfaction que Nelson avait mis en vente des « tirages d’art » contenant son image sur son site web et les utilisait pour promouvoir ses activités commerciales. La photographe avait également créé un « zine » composé exclusivement d’images issues de l’article de Vogue Portugal, avec des clichés inédits, toujours sans l’autorisation de Taylor.
La plainte souligne que l’image de Taylor est associée à un esprit rebelle et à une esthétique australienne distinctive, mêlant influences « pub rock » (avec mulets, shorts de foot et un style décontracté) et esthétique punk des années 1970. Cette image personnelle a contribué à la popularité de la chanteuse et à la fidélité de ses fans. L’utilisation non autorisée de son image par Nelson est donc susceptible de créer une confusion quant à un éventuel partenariat ou une approbation de Taylor pour les activités commerciales de la photographe.
Taylor craint également de subir un préjudice financier et une atteinte à sa réputation. Jamie Nelson a été contactée pour obtenir un commentaire.