Home Technologie et scienceLa comète 3I/ATLAS atteint aujourd’hui son point le plus proche du Soleil – DW – 29/10/2025

La comète 3I/ATLAS atteint aujourd’hui son point le plus proche du Soleil – DW – 29/10/2025

by Thomas Caron

Publié le 29 octobre 2025 17h56. La comète interstellaire 3I/ATLAS, venue des confins de l’espace, atteint aujourd’hui son point le plus proche du Soleil, offrant aux astronomes une occasion unique d’étudier un visiteur venu d’un autre système stellaire.

  • La comète 3I/ATLAS, découverte en juillet 2025, est la troisième d’origine interstellaire identifiée dans notre système solaire.
  • Elle se distingue par sa vitesse élevée (58 kilomètres par seconde) et pourrait être l’une des plus anciennes comètes observées à ce jour.
  • Bien qu’elle ne représente aucune menace pour la Terre, son observation permet de tester les systèmes de suivi d’objets potentiellement dangereux.

La comète interstellaire 3I/ATLAS a atteint son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, ce 29 octobre 2025. Elle se trouve actuellement à 1,36 unité astronomique (UA) de notre étoile, soit environ 203 millions de kilomètres, selon les données rapportées par Universe Today. Ce visiteur cosmique, originaire du disque épais de la Voie lactée, suscite l’intérêt des scientifiques du monde entier.

Découverte le 1er juillet 2025 par le système ATLAS – un programme dédié à la surveillance des astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre – la comète 3I/ATLAS a immédiatement attiré l’attention en raison de son orbite extrêmement excentrique (supérieure à 6). Cette trajectoire inhabituelle a rapidement suggéré une origine extérieure à notre système solaire. Certains astronomes la décrivent comme potentiellement la plus grande, la plus rapide et la plus ancienne des comètes interstellaires connues.

3I/ATLAS est la troisième comète d’origine interstellaire à être détectée, après 1I/’Oumuamua en 2017 et 2I/Borisov en 2019. Elle présente les caractéristiques typiques d’une comète : une coma, une queue anti-solaire et une couleur verte distinctive, due à l’émission de gaz cyanogène, comme l’explique le chercheur scientifique Bryce Bolin à Universe Today.

Malgré la fermeture partielle du gouvernement américain et le silence relatif de la NASA, l’observation de la comète a continué grâce aux astronomes amateurs et à d’autres agences spatiales. Des images capturées par le télescope Gemini South, situé au Chili, confirment la présence de ces éléments caractéristiques.

La comète est passée à seulement 0,19 UA de Mars le 3 octobre, où les instruments de la ESA (Agence spatiale européenne) étaient prêts à l’observer, bien que des images directes de la surface martienne n’aient pas été confirmées. Des spéculations concernant sa forme ont circulé, mais les experts les ont attribuées à des effets de traînée d’étoiles.

Le Réseau international d’alerte aux astéroïdes a lancé une campagne de surveillance de 3I/ATLAS, profitant de l’occasion pour améliorer les techniques de suivi des objets potentiellement dangereux, avec la participation d’astronomes amateurs du monde entier. L’étude des comètes reste cependant un défi, en raison de la diffusion de la lumière par leur coma et leur queue, ce qui rend les mesures de luminosité et les estimations de trajectoire plus complexes.

Bien que 3I/ATLAS ne présente aucun danger pour la Terre – elle passera à une distance de sécurité de 1,8 UA – son observation offre une occasion précieuse de tester les systèmes de suivi actuels. Après son périhélie, elle restera invisible jusqu’en novembre, où elle sera de nouveau observable à l’aube, traversant les constellations de la Vierge et du Lion. Ses meilleurs mois d’observation seront en novembre, bien que sa luminosité ne dépassera pas la magnitude +11, nécessitant l’utilisation de télescopes performants.

Le 3 novembre, la comète passera à 97 millions de kilomètres de Vénus, et quelques jours plus tard, elle sera observée par la mission Juice en direction de Jupiter. Elle atteindra son point le plus proche de la Terre le 19 décembre, à 267 millions de kilomètres.

Une hypothèse plus audacieuse a été émise par l’astrophysicien Avi Loeb, de l’Université Harvard. Il suggère que 3I/ATLAS pourrait ne pas être un objet naturel, mais potentiellement un artefact technologique. Dans un article scientifique, Loeb avance que le moment du périhélie serait idéal pour qu’un vaisseau extraterrestre effectue des manœuvres de propulsion, comparant la comète à un « cheval de Troie » dissimulant une technologie avancée.

« Le périhélie représente un test décisif : si l’objet est une comète naturelle faiblement cohésive, la chaleur solaire pourrait la fragmenter et faire briller sa queue. Mais s’il était d’origine technologique, il pourrait plutôt manœuvrer ou déployer des ‘minisondes’. »

Avi Loeb, astrophysicien à l’Université Harvard

Loeb a même appelé à la recherche d’anomalies atmosphériques sur Terre et suggéré que la sonde Juno pourrait détecter des signaux radio émis par 3I/ATLAS lors de son passage près de Jupiter en mars 2026.

Cependant, la communauté scientifique reste majoritairement sceptique, estimant que les données actuelles ne justifient pas de conclusions extraordinaires. L’explication la plus simple, selon Universe Today, reste la plus probable : 3I/ATLAS se comporte comme une comète typique, même si son origine interstellaire en fait un objet d’étude précieux.

À l’avenir, le télescope Vera C. Rubin, qui entrera en service fin 2025, permettra de détecter plus fréquemment de nouveaux visiteurs interstellaires grâce à sa capacité à enregistrer des objets extrêmement faibles. Pour l’instant, 3I/ATLAS demeure une comète ancienne, rapide et scientifiquement intéressante, rappelant la fascination et les mystères inhérents à l’univers.

Rédaction : [Nom du rédacteur] avec des informations de Universe Today, Live Science et Space.com.

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