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La comète interstellaire 3IATLAS montre une activité inhabituelle lors de son passage devant le Soleil

Publié le 12 novembre 2025 à 16h53. La comète interstellaire 3I/ATLAS, en transit près du Soleil, présente une activité inattendue qui intrigue les astronomes, allant d'une émission massive de gaz et de poussière à des spéculations sur son…

La comète interstellaire 3IATLAS montre une activité inhabituelle lors de son passage devant le Soleil

Publié le 12 novembre 2025 à 16h53. La comète interstellaire 3I/ATLAS, en transit près du Soleil, présente une activité inattendue qui intrigue les astronomes, allant d’une émission massive de gaz et de poussière à des spéculations sur son origine, voire sa nature.

  • La comète 3I/ATLAS a démontré une activité inhabituelle lors de son passage au plus près du Soleil fin octobre, éjectant une quantité impressionnante de matière.
  • Des estimations suggèrent qu’elle perd jusqu’à 2 millions de kilogrammes de matière par seconde, bien au-delà des capacités d’une comète classique.
  • L’astrophysicien Avi Loeb suggère que cette comète pourrait être fragmentée ou même d’origine artificielle.

La comète interstellaire 3I/ATLAS continue de fasciner la communauté scientifique. Récemment, elle a manifesté une activité singulière en traversant l’orbite solaire fin octobre, capturant l’attention des astronomes du monde entier. Des images spectaculaires, obtenues par les astronomes britanniques Michael Buechner et Frank Niebling, révèlent une queue gigantesque s’étendant sur près de trois millions de kilomètres, accompagnée d’un flux de matière dirigé vers le Soleil.

Les données préliminaires indiquent que 3I/ATLAS perdrait jusqu’à 2 millions de kilogrammes de matière chaque seconde, un taux d’éjection bien supérieur à celui observé pour les comètes habituelles. Cette émission massive a conduit à des interrogations sur les mécanismes à l’œuvre et sur la composition de cet objet venu d’ailleurs.

Avi Loeb, astrophysicien à l’Université Harvard, qui suit l’évolution de 3I/ATLAS depuis sa découverte, estime que l’énergie solaire seule ne peut expliquer une telle libération de matière. Il suggère que la surface de la comète pourrait être 16 fois plus grande que les estimations initiales, ce qui impliquerait une fragmentation de l’objet en au moins 16 morceaux.

« Pour que l’évaporation atteigne de tels niveaux, il faudrait que la surface de la comète soit 16 fois plus grande que celle estimée précédemment. »

Avi Loeb, astrophysicien à l’Université Harvard

Loeb n’exclut pas non plus l’hypothèse que 3I/ATLAS ne soit pas une comète au sens traditionnel du terme, mais plutôt une forme de technologie avancée, potentiellement d’origine extraterrestre. Il a déjà avancé l’idée que certains objets interstellaires pourraient être des artefacts propulsés par des moteurs, et non simplement des blocs de glace en sublimation.

Cependant, d’autres scientifiques adoptent une approche plus prudente. Qicheng Zhang, de l’Observatoire Lowell, estime que 3I/ATLAS reste une comète normale, sans signe de désintégration.

« Toutes les images montrent que la comète est stable. Rien n’indique que le noyau se brise. »

Qicheng Zhang, Observatoire Lowell

De nouvelles données provenant du radiotélescope MeerKAT en Afrique du Sud viennent appuyer cette vision. L’instrument a détecté des raies d’absorption radio associées aux radicaux hydroxyles, résultant de la décomposition de l’eau par la lumière solaire. Cette découverte confirme la présence d’eau dans la matière éjectée par la comète, un élément essentiel à la formation de la vie.

Pour Dennis Bodewits, de l’Université d’Auburn, ces résultats suggèrent que les comètes interstellaires pourraient transporter les éléments chimiques nécessaires à la vie d’un système planétaire à un autre. Plus d’informations sur la détection d’eau sur Space.com.

À l’heure actuelle, 3I/ATLAS demeure un mystère pour les astronomes. Son comportement atypique ne correspond pas aux modèles établis pour les comètes classiques, et son origine reste incertaine. Les observations futures seront cruciales pour percer les secrets de cet étrange visiteur interstellaire.

Source: Vice

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.