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La crise des loyers va s’intensifier alors que le parc de logements « en manque d’offre » tombe en dessous de 2 000 – The Irish Times

Publié le 12 novembre 2025 à 06h31. Le marché locatif irlandais continue de se contracter, atteignant son niveau le plus bas depuis plus de trois ans, ce qui entraîne une nouvelle flambée des loyers à travers le pays.…

La crise des loyers va s’intensifier alors que le parc de logements « en manque d’offre » tombe en dessous de 2 000 – The Irish Times

Publié le 12 novembre 2025 à 06h31. Le marché locatif irlandais continue de se contracter, atteignant son niveau le plus bas depuis plus de trois ans, ce qui entraîne une nouvelle flambée des loyers à travers le pays.

  • Le nombre de logements disponibles à la location en Irlande est tombé à 1 901 au début du mois de novembre.
  • Les loyers moyens ont augmenté de 4,3 % au cours des neuf premiers mois de l’année, avec des variations significatives selon les régions.
  • Le marché est qualifié de « affamé d’offre » et nécessite un afflux important de nouveaux logements pour stabiliser les prix.

La crise du logement en Irlande s’aggrave, avec une offre locative qui se resserre dangereusement. Selon un rapport récent du site d’immobilier Daft.ie, seulement 1 901 logements étaient disponibles à la location dans tout le pays au début du mois de novembre, un chiffre qui représente un nouveau plancher depuis plus de trois ans. Cette pénurie croissante exerce une pression considérable sur les prix, forçant les locataires à faire face à des loyers toujours plus élevés.

Après un bref répit consécutif à la pandémie de Covid-19, le marché locatif irlandais est revenu à une situation de forte tension. La disponibilité actuelle des logements ne représente que 44 % du stock observé entre 2015 et 2019, soulignant l’ampleur de la crise.

Les loyers ont continué de grimper, avec un loyer mensuel moyen de 2 080 € pour un appartement de deux chambres. À Dublin, la situation est particulièrement préoccupante, avec une augmentation de 6,5 % des loyers, atteignant une moyenne de 2 583 €. Ronan Lyons, professeur d’économie au Trinity College de Dublin, auteur du rapport, nuance toutefois cette hausse :

« Même s’il s’agit d’une petite victoire, une inflation constante en dessous de 5 pour cent constitue – compte tenu des augmentations récentes – une amélioration. »

Ronan Lyons, professeur d’économie, Trinity College de Dublin

Cependant, il souligne que la situation reste tendue et que la pression à la hausse sur les loyers devrait persister, compte tenu de la diminution continue de l’offre. Il décrit le marché comme « affamé d’offre » et insiste sur la nécessité d’une augmentation significative du nombre de logements locatifs disponibles à l’échelle nationale.

Les disparités régionales sont notables. Dublin affiche une inflation des prix des loyers inférieure à celle du reste du pays. Alors que les quatre autres villes irlandaises connaissent une inflation supérieure à 10 %, Dublin n’a enregistré qu’une augmentation de 2,7 % des loyers depuis le début de l’année. Cette différence s’explique par la mise en service de nouveaux immeubles locatifs dans la capitale en 2023.

La ville de Waterford a enregistré la plus forte augmentation des loyers d’une année sur l’autre, avec une hausse de 11,4 % pour un appartement moyen de deux chambres, atteignant 1 490 € par mois.

Selon les données de Daft.ie, les prix des chambres ont également augmenté dans la plupart des régions. Les chambres doubles avec salle de bains privative dans les appartements de Dublin sont les plus chères, avec un loyer moyen de 1 145 € (en hausse de 2,5 % sur un an). Les chambres individuelles sans salle de bains privative sont les moins chères, à 752 € à Dublin, contre 610 € dans les quatre autres villes et 523 € dans les zones rurales du Connacht et de l’Ulster.

Ronan Lyons explique que les prix de location ont augmenté à des rythmes records ces dernières années, en raison de la forte pression exercée sur le marché depuis le début de la pandémie de Covid-19 en 2020.

Les loyers moyens nationaux sont désormais 33 % plus élevés qu’avant la pandémie et 67 % plus élevés qu’au plus fort de la crise économique du « Tigre celtique ».

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.