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La députée travailliste Tulip Siddiq condamnée à deux ans de prison lors d’un procès pour corruption au Bangladesh | Nouvelles du monde

La députée britannique Tulip Siddiq a été condamnée par contumace à deux ans de prison au Bangladesh pour corruption, une décision qu'elle dénonce comme une manipulation politique. L'accusation porte sur l'obtention présumée de terrains dans la capitale, Dacca,…

La députée travailliste Tulip Siddiq condamnée à deux ans de prison lors d’un procès pour corruption au Bangladesh | Nouvelles du monde

La députée britannique Tulip Siddiq a été condamnée par contumace à deux ans de prison au Bangladesh pour corruption, une décision qu’elle dénonce comme une manipulation politique. L’accusation porte sur l’obtention présumée de terrains dans la capitale, Dacca, grâce à l’influence de sa tante, l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina.

Mme Siddiq a été jugée absente, après avoir quitté le Bangladesh. Elle a immédiatement qualifié le procès de « farce » et a réaffirmé son innocence, dénonçant une « vendetta politique » orchestrée par le gouvernement actuel.

« L’ensemble du processus a été vicié et ridicule du début à la fin », a déclaré la députée travailliste, ajoutant que « l’issue de ce tribunal fantoche est aussi prévisible qu’injustifiée ». Elle a insisté sur son engagement envers ses électeurs de Hampstead et de Highgate, affirmant qu’elle ne se laisserait pas distraire par « la sale politique du Bangladesh ».

Cette condamnation intervient dans un contexte de tensions politiques au Bangladesh, où Sheikh Hasina, renversée l’année dernière, a elle-même été condamnée à mort et a fui vers l’Inde. La Ligue Awami, le parti politique dirigé par Mme Hasina, a dénoncé des verdicts « entièrement prévisibles » et a accusé la Commission anti-corruption (ACC) d’être instrumentalisée par le gouvernement en place.

Selon la Ligue Awami, l’ACC cible exclusivement les membres de son parti et leurs sympathisants, tout en ignorant les cas de favoritisme qui se multiplient depuis l’arrivée au pouvoir du Dr Mohammad Yunus et de son gouvernement intérimaire. Sheikh Hasina a déclaré que « la corruption doit faire l’objet d’enquêtes d’une manière qui n’est pas elle-même corrompue », estimant que l’ACC a échoué à ce test.

Par ailleurs, un groupe d’éminents avocats britanniques, dont Cherie Blair, Sir Robert Buckland et Dominic Grieve, ont exprimé de « profondes inquiétudes » quant à l’équité du procès de Mme Siddiq. Dans une lettre ouverte, ils ont souligné qu’elle n’avait pas eu « une véritable opportunité de se défendre » et que la procédure ne respectait pas les normes internationales d’équité.

Une enquête menée au Royaume-Uni par le conseiller en éthique de Sir Keir Starmer, Sir Laurie Magnus, n’a pas révélé d’« irrégularités » dans les agissements de Mme Siddiq. Toutefois, il a regretté qu’elle n’ait pas été suffisamment attentive aux « risques potentiels pour la réputation » liés à ses liens familiaux.

Le Royaume-Uni et le Bangladesh n’entretenant pas de traité d’extradition, il est peu probable que Mme Siddiq soit ramenée au Bangladesh pour purger sa peine.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.