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La dictature de Nicolas Maduro a menacé les compagnies aériennes internationales de retirer leurs permis si elles ne reprenaient pas leurs vols dans les 48 heures.

Publié le 25 novembre 2025 à 00h37. Le gouvernement vénézuélien a sommé les compagnies aériennes internationales de reprendre leurs vols vers le pays sous 48 heures, une décision qui intervient après des avertissements concernant la sécurité de l'espace…

La dictature de Nicolas Maduro a menacé les compagnies aériennes internationales de retirer leurs permis si elles ne reprenaient pas leurs vols dans les 48 heures.

Publié le 25 novembre 2025 à 00h37. Le gouvernement vénézuélien a sommé les compagnies aériennes internationales de reprendre leurs vols vers le pays sous 48 heures, une décision qui intervient après des avertissements concernant la sécurité de l’espace aérien vénézuélien et la suspension de nombreuses liaisons.

  • Le régime de Nicolás Maduro menace de révoquer les permis d’exploitation des compagnies aériennes ne respectant pas l’ultimatum.
  • Plusieurs compagnies aériennes, dont Iberia, Air Europa et Turkish Airlines, ont déjà suspendu leurs vols vers le Venezuela.
  • L’Association internationale du transport aérien (IATA) craint une réduction supplémentaire de la connectivité du pays.

L’Institut National de l’Aéronautique Civile (INAC) a notifié aux compagnies aériennes la nécessité impérative de rétablir leurs opérations dans les 48 heures, sous peine de sanctions. Cette mesure fait suite à l’émission, vendredi dernier, d’une alerte par l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis (FAA) concernant une « situation potentiellement dangereuse » dans l’espace aérien vénézuélien et dans le sud des Caraïbes. L’alerte de la FAA faisait état d’une dégradation de la sécurité et d’une augmentation de l’activité militaire dans la région.

Plusieurs compagnies aériennes internationales ont déjà réagi en suspendant leurs vols vers et depuis le Venezuela. Iberia a prolongé la suspension de ses liaisons au moins jusqu’au 1er décembre, tandis qu’Air Europa a annulé ses cinq vols hebdomadaires entre Madrid et Caracas « jusqu’à nouvel ordre ». Turkish Airlines a également annoncé l’annulation de ses services entre le 24 et le 28 novembre.

L’Association internationale du transport aérien (IATA), qui représente plus de 350 entreprises du secteur, a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences de cet ultimatum. « Cette décision réduira encore davantage la connectivité, qui est déjà l’une des plus faibles de la région », a déclaré l’IATA dans un communiqué.

L’IATA a souligné que les suspensions de vols étaient des « mesures temporaires » prises après une « analyse rigoureuse des risques » et a réaffirmé la volonté des compagnies aériennes de reprendre leurs opérations « lorsque les conditions le permettront ». L’organisation a également appelé à une plus grande coopération et à une plus grande transparence de la part du gouvernement vénézuélien concernant les critères d’évaluation de la sécurité.

L’Agence espagnole de sécurité aérienne (AESA) a également émis une recommandation similaire, exhortant les compagnies aériennes espagnoles à éviter la région d’information de vol de Maiquetía (SVZM FIR), qui couvre l’espace aérien vénézuélien et une partie des Caraïbes, au moins jusqu’au 1er décembre.

Cette crise s’inscrit dans un contexte plus large d’isolement diplomatique, commercial et logistique du Venezuela. Le pays, déjà l’un des moins bien connectés par voie aérienne en Amérique latine en raison de l’exode des compagnies aériennes après des années de contrôle des changes, de crise institutionnelle et de litiges juridiques, se retrouve face à un dilemme : les compagnies aériennes doivent choisir entre reprendre leurs vols malgré les avertissements de leurs propres régulateurs ou abandonner complètement le marché vénézuélien, au moins temporairement.

Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si les compagnies aériennes céderont aux exigences du gouvernement vénézuélien ou maintiendront leurs suspensions jusqu’à ce que des conditions de sécurité acceptables soient rétablies. Des milliers de passagers et le secteur du tourisme restent dans l’incertitude, tandis que la connectivité internationale du Venezuela est réduite au minimum.

(Avec des informations de Reuters)

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.